Foule (crowd)
Foule (crowd) © CC BY 2.0 / James Cridland

Selon un classement réalisé par le site "Entrepreneur", et le Babson College, le "crowdfunding" ou financement par la foule est devenu le premier mode de financement des start-up et plus particulièrement des jeux vidéos aux Etats-Unis.

Cette année les sommes levées ont atteint des montants records.

Des mitraillettes, des couloirs sans fin et des cibles à pulvériser… Dans ce jeu vidéo, présenté par Oya, vous avez a priori tous les ingrédients du bon vieux jeu classique. Mais son concepteur enthousiaste explique pourquoi son jeu est disponible moins cher sur smartphone, et bien sûr en quoi il est unique :

« Ce n'est pas du Sony pas Macintosh et c'est tout neuf », n ous dit-il.

L'autre différence fondamentale, c'est que ce jeu est le champion toute catégories des levées de fond: 8,6 millions de dollars récoltés en 30 jours sur la plate-forme Kickstarter. C'est ce qui a permis la naissance de ce jeu, qui répond à la demande des financeurs qui voulaient un jeu comme Ouya.

Plusieurs centaines de milliers d'individus ont donc mis bout à bout de petites sommes : 100 dollars pour les uns, 1000 pour les autres...

Cela fait d'eux ses actionnaires, mais qui sont aussi les premiers utilisateurs du jeu vidéo, et ses premiers fans.

Comme Ouya, vous en avez bien d'autres: in-Xile Entertainment par exemple, deuxième au classement des levées de fonds, a réussi à récupérer 4 millions d'euros. Il a même explosé ses plafonds puisqu'il n'en cherchait que 900 000 au départ.

Et vous avez toute une série d'exemples comme celui-là aux Etats-Unis, pour la très grande majorité financés par Kickstarter.

Au total, cette plateforme a financé 60 000 projets et levé 350 millions de dollars. Et dans des domaines aussi divers que les jeux vidéos, donc, mais aussi l'informatique la mode le design ou encore la nourriture...

Et le Crowdfunding existe aussi en France. Les plateformes les plus connues ont financé des groupes de musique. Par exemple : My major company, Kiss Kiss Bank Bank ou encore Smart Angels.

Mais en France, on est très loin des sommes américaines : 40 millions d'euros levés au total dans l'Hexagone.

Il y a pourtant eu des initiatives très intéressantes. La plateforme Weeseed par exemple a réussi à faire financer des médicaments contre les maladies nosocomiales ou certains types de cancer. Des créneaux qui n'intéressaient pas du tout les fonds de capital-risque: pas assez rentables pour eux.

L'intérêt, c'est vraiment de financer un secteur que vous connaissez, qui vous tient à cœur, sans être à l'aveugle comme pour le CAC 40.

Qu'est-ce qui bloque pour aller plus loin en France?

La législation. En clair, les plateformes de financement participatif réclament des carottes fiscales. Elles veulent encourager, récompenser ceux qui investissent des petites sommes dans le crowdfunding. Pour l'instant, c'est avantageux, mais seulement pour les plus haut revenus qui peuvent réduire leurs impôts. La défiscalisation se fait à l'entrée , quand vous mettez de l'argent au pot. Les plateformes réclament donc des réductions fiscales à la sortie , quand vous avez réalisé des plus-values, parce que votre jeu vidéo s'est bien vendu par exemple. En France, le gouvernement et les acteurs du secteur planchent en ce moment même sur cette question, une réforme devrait bientôt voir le jour.

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