A peine refermée la séquence sur la COP 21, le prochain gros événement mondial que Paris aimerait accueillir : les Jeux Olympiques d’été de 2024. Et le contribuable pourrait être mis à contribution.

Sachez qu’à cause de votre manque de mobilisation, peut-être qu’un nouvel impôt nous pend au nez, à nous tous.

Et oui, pour payer les 60 millions d’euros (minimum, parce que certains évoquent 100 millions) du comité de candidature : les emplois, les frais, les transports, l’administration etc. rien que pour mettre la capitale en orbite face à Los Angeles, Rome et Budapest, et avoir une chance de l'emporter peut-être en 2017, les organisateurs comptaient sur vous.

Ils avaient même lancé cette campagne avec toutes les stars du sport mobilisées: Tony Parker, Teddy Riner, Nicolas Karabatic, Cécile Dumerc et même un enfant blond aux yeux bleus :

Finalement, dans cette affaire, ce sont donc surtout les organisateurs qui ont rêvé.

Rêvé que les grands donateurs arrivent avec une trentaine de millions d’euros et vous, nous, le grand public, avec les 30 millions restants. Sauf que la réalité a rattrapé le rêve. La vente des bracelets « Je rêve des jeux » et un appel aux dons par SMS ont rapporté 629 000 euros : 6% du budget prévu.

Mais la mairie de Paris et le Ministère des sports ont eu une idée : les impôts !

C’est pratique les impôts… Cette fois, l’idée serait de prélever directement les licences des sportifs amateurs. Vous aimez le sport, vous allez en avoir. Rien qu’en Ile-de-France, vous comptez 2,4 millions de licenciés. A raison de quelques euros sur chaque licence, vous remplissez vite la cagnotte.

Paris 2024
Paris 2024 © Reuters / Christian Hartmann

Vous allez me dire : quand même, recréer un impôt en période de crise budgétaire… Justement, c’est ce qu’ont dit les footballeurs de l’UEFA l’an dernier. L’union des Associations Européennes de Football avait posé son marché sur la table.

D’accord, on vient en 2016, à condition de ne pas payer l’impôt sur les sociétés.

Et bien le cadeau fiscal à l’UEFA a été voté l’an dernier par les députés, c'était il y a un an. Cela fait rêver non ?

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