Le 51e salon du Bourget a ouvert ses portes hier. Entre les démonstrations de force des deux géants Airbus et Boeing, il y a tout de même un peu de place pour un autre avionneur plus modeste : l’ATR (Avions de Transport Régional). Sa particularité est de fabriquer des avions à hélice.

Vous allez me dire que la dernière fois qu’on a parlé d’un avion à hélice, c’était en mars dernier à cause d’Harrison Ford en détresse :

03 sec

Le cinq sept 2013 - SON 1/2 ECO DU MATIN

« 53 178 pannes de moteur ! Retour immédiat »

Indiana Jones avait à peine prononcé ces mots que son petit avion s’est écrasé sur un terrain de golf, pas très loin de la piste de décollage, à Santa Monica.

Mais il y a eu pire : l’ATR de Transasia, le 72-600 en février dernier.

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Le cinq sept 2013 - SON 2/2 ECO DU MATIN

Là encore, un accident spectaculaire dès le décollage, 43 morts.

Mais aujourd’hui, à l’occasion du salon du Bourget, je veux vous parler de ce qui marche, enfin de ce qui vole.

L’ATR avec ses avions à hélice a annoncé la signature de 46 commandes fermes plus 35 options pour 1,8 milliards d’euros. Pas mal non ?

Malgré tout, c’était mieux avant. L’an dernier, ATR avait 160 commandes inscrites sur son carnet de livraison. On en est loin cette année. Tout simplement parce que son principal argument de vente est tombé (!): les turbos propulseurs, autrement dit les hélices, permettent d’économiser du carburant. Mais quand le carburant baisse, forcément, c’est moins convaincant.

Ceci dit, cette coentreprise à parité entre Airbus Group et l'italien Finmeccanica compte bien garder sa place entre les géants encore longtemps. Selon ses calculs, la demande sera de 2.500 avions hélices sur ces 20 prochaines années.

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