On en a beaucoup parlé il y a quelques semaines, et vous avez peut-être été touché: EDF s'est mis à relancer pour impayés des dizaines de milliers de clients parfaitement honnête. A l'origine du bug, un changement de code informatique pour les prélèvements bancaires.

la banque de france prévoit une croissance de 0,5% au 4e trimestre
la banque de france prévoit une croissance de 0,5% au 4e trimestre © reuters

Ce changement a lieu en ce moment dans les 27 pays de l'Union. Le 1er février, tout le monde aura dû basculer vers le nouveau système.

A chaque saison sa migration. Les hirondelles c’est au printemps. Les étourneaux c’est en hiver. Et les cigognes à la fin de l’été. En ce moment même a lieu une autre grande migration, invisible :la migration au SEPA d’une centaine de milliers de données bancaires. SEPA signifie « Single Euro Payments Area », l’espace unique de paiement en euros.

Une migration qui a pour objectif de simplifier toutes les opérations de virement et de prélèvement : une norme commune, un format d’échange pour toute l’Europe, afin que ces opérations aillent plus vite dans les 27 pays de l’Union explique Alexandre Stervinou, il est chargé de la surveillance des moyens de paiements à la Banque de France.

Sur le papier, c’est formidable, mais c’est justement cette migration prévue pour le 1er février qui a fait buger EDF récemment. 41 000 clients ont reçu des lettres de relance pour impayés, alors qu’ils avaient signé pour le prélèvement automatique.

EDF avait envoyé l’ordre de prélèvement aux banques, mais les banques n’ont pas su les lire et les ont donc rejetés. Le logiciel pour les mauvais payeurs s’est donc automatiquement mis en route.

Un bug peu prometteur pour le 1er février, date à laquelle tout le monde devra avoir migré au SEPA.

A la Banque de France, on vous dit que ce bug est exceptionnel, mais si on y regarde de plus près on voit bien que l'opération est complexe et peut réserver des surprises.

Pas au niveau des virements, c’est toujours l’IBAN, ce code qui mélange des chiffres et des lettres. C’est au niveau des prélèvements que tout change : le mandat, le protocole, tout est modifié.

Du coup, la Banque de France, le comité national SEPA, et la fédération bancaire française ont tous trois lancé une alerte pour appeler les entreprises décoller au plus vite, histoire de pouvoir s'autoriser quelques erreurs.

La plupart des grandes entreprises ont déjà pris leur envol mais pas ou peu les TPE et pas les PME. A ce jour, près de 67% des virements se font naturellement à la nouvelle mode, mais pour les prélèvements on est très loin du compte.

Cette migration ne va pas pour autant avantage les clients, les coûts des virements ne seront pas forcément revus à la baisse. Tout dépend de l'attitude des banques. Cette uniformisation, va leur permettre de réaliser des économies d'échelle considérables qu'elles répercuteront ou pas sur le tarif des opérations bancaires.

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