Les comédies musicales à la française : un secteur qui enchaîne les succès, mais qui se développe lentement en France.

Pourtant, son potentiel de croissance et de développement est énorme dans l'hexagone.

Et comme les Américains l'ont très bien compris, voilà Broadway qui débarque en France :

Dans quelques mois, vous allez pouvoir devenir très intelligents et apprendre l'anglais comme avec Gene Kelly, puisque "Un Américain à Paris" va se donner au Théâtre du Châtelet. 40 représentations pour fêter le 70e anniversaire de la libération de Paris, une coproduction américano-française et un investissement de 750 000 euros. **Et ce type de spectacle plait de plus en plus au public français.** Chaque année, on compte 2 millions d’entrées en France. Chiffre d'affaire du spectacle vivant en 2013: entre 60 et 70 millions d'euros. Rien qu'en début d'année vous vous aviez 20 spectacles à l'affiche à Paris et 70 tous les ans au spectacle off d'Avignon. Voilà quelques années maintenant que le théâtre du Châtelet propose les comédies musicales en anglais à ses spectateurs au moment des fêtes de Noël : "La Mélodie du Bonheur " ou "My Fair Lady", et ça marche ! Un théâtre qui a décidé d'être le cheval de Troie de cette culture anglo-saxonne en France: le théâtre Mogador. Il a été racheté par une multinationale néerlandaise du spectacle et elle importe le modèle anglo-saxon mais pour monter des productions en Français. Au programme : La Belle et la Bête en ce moment prolongé jusqu'en juillet. Le Bal des Vampires prévu pour le mois d'octobre. **La France reste tout de même très loin des anglo-saxons.** Eux ont su faire de la comédie musicale une véritable industrie. En 2011-2012, à New York, les 40 théâtres de Broadway ont fait 1.158 milliards de dollars de recettes, à raison de plus de 12 millions d'entrées vendues 95 dollars en moyenne le billet. En Angleterre, le poids du théâtre essentiellement les comédies musicales c'est 2 milliards de livres, 41 000 emplois, 14 millions d'entrées soit 7 fois plus qu'en France. Un secteur très important de l'économie. Mais il est vrai aussi que les deux cas, les productions se donnent de gros moyens et du temps jusqu'à deux ans pour monter des spectacles qui vont pouvoir partir en tournée dans le monde entier. **Les Français parviennent-ils à exporter leurs productions ?** Notre-Dame de Paris qui a très bien fonctionné en France, qui a tenté sa chance en anglais, notamment à Las Vegas et à Londres, mais succès mitigé. Cyrano, qui a fait une incursion discrète à Broadway. Un petit extrait pour se faire plaisir :
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