Des sommets à la chute : l’ex trader Jordan Belfort, incarné à l’écran dans le film de Martin Scorcese, « Le Loup de Wall Street », aura tout connu. On apprend que le film, sorti il y a quelques mois, a miraculeusement relancé sa carrière. A nouveau, il brasse des millions de dollars.

Vous avez là un condensé de la mentalité boulimique de Jordan Belfort: « trop n’est pas assez », l’un des slogans du film. Le winner est de retour.

Le loup de Wall street
Le loup de Wall street © radio-france

Après avoir été condamné à 22 mois de prison pour fraude et blanchiment d’argent, le loup de Wall Street devenu escroc à la Madoff puis paria, revient en grâce. Il va gagner plus de 100 millions de dollars en 2014. Et ses nouvelles poules aux œufs d’or ne sont plus les salles de marché mais sa propre histoire, vendue avec brio lors de conférences. Des conférences à 150.000 dollars, soit trois fois plus qu’avant le film, quand ses prestations étaient déjà facturées 50.000 dollars.

« Simple question d’offre et de demande », commente aujourd’hui le loup aux dents redevenues longues.

Tournées mondiales, en route pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, l’homme est demandé comme un gourou de la réussite professionnelle. Celui qui sait vendre un stylo à n'importe qui.

L’argent généré par ce nouveau succès n’est toutefois pas suffisant pour renflouer ses caisses personnelles.

On est même loin du compte. L’homme doit encore la somme de 98,8 millions dollars à ses victimes, les 1513 investisseurs floués qui, en 2003, ont obtenu de la justice que Belfort leur verse chaque année la moitié de ses bénéfices. L’engagement n’a pas été tenu : jusqu’à présent, l’escroc n’a versé que 11, 6 millions de dédommagement.

On est libre de le croire ou pas, mais Belfort a récemment fait une promesse de rédemption sur sa page Facebook: à 51 ans, il jure de se rattraper. Il part pour une tournée de séminaires dans 35 villes des Etats-Unis. Une tournée qui, pense-t-il, devrait lui rapporter, en 6 mois, 50 millions de dollars.

Tous ses produits dérivés de coaching, coffrets CD, DVD, devraient également y contribuer.

Enfin, pour ceux qui s’offusqueraient du fait qu’il touche en plus des royalties sur le film de Scorcese, sachez qu’il n’en est rien : ces royalties iraient directement aux victimes de ses montages financiers.

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