Le Marché International du Film d’Animation ouvre ce matin à Annecy. A cette occasion, Unifrance film, qui est en charge de la promotion des films français dans le monde, va dévoiler un rapport sur le succès des courts métrages français à l’export. Un rapport que nous nous sommes procuré en avant-première.

Cela concerne un public d’initiés, cela peut durer seulement trois minutes, mais cela peut rapporter gros, très gros, un court métrage.

Alors à quoi ressemble un court métrage d’animation français qui cartonne ?

A cela.C’est Compte les moutons de Frits Standaert : une production Les films du Nord , une boîte de production franco-belge qui vend notamment aux Anglais.

Plutôt pour adultes, plus suggestif, Tram. Voyez la conductrice et ses passagers :

La boîte qui produit ce petit film s’appelle Sacrebleu et elle était première sur le podium des ventes en 2013. Sacrebleu fait donc partie des entreprises qui ont le vent en poupe et dont on ne parle quasiment jamais, comme Les Films du Nord...

Ces créations rapportent de l’argent à l’export alors qu’elles ne sortent pas en salle.

Unifrance a fait le calcul sur cinq ans : de 2009 à 2013, l’activité internationale a généré chaque année entre 500.000 et 650.000 euros. En progression constante: 200.000 euros de plus en 2013 qu’en 2009. Les ventes elles ont aussi ont explosé: 700 en 2009 plus de 1000, cinq ans après.

Certes, il faut le dire, il y a un bémol.

Cette progression est largement due au fait que les sociétés ont commencé à prendre l’habitude de déclarer leurs recettes à Unifrance. Mais ça reste quand même un bon indicateur de la santé du secteur.

Qu’est-ce qui revient vraiment dans la poche des boîtes de production ? Le chiffre d’affaires de leur vente a augmenté de 30% sur la même période. Les courts métrages se vendent aux télévisions qui achètent moins et peu, et surtout aux festivals et aux institutionnels. Tout cela en Europe, en grande majorité dans les pays latins. Gros acheteur : l’Espagne, 10% des achats, et l’Italie.

Au-delà des courts métrages, l’animation française y compris les longs métrages, fonctionne bien à l’étranger. L’an dernier, le porte-étendard français qui s’est répandu comme une traînée de poudre porte bien mal son nom. C’est Minuscule , produit par Futurikon .

Plus de deux millions de billets vendus de la Chine à l’Europe, en passant par la Russie. Comme quoi, les Français ont, dans le domaine de l’animation, un vrai savoir-faire dans le court comme dans le long !

L'équipe
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.