Une étude du cabinet EMC, expert en données dématérialisées, montre que les PME françaises rechignent à se mettre aux Big Data, ces logiciels qui permettent de gérer les données de masse. Et pourtant, leur avenir et même leur survie, passent par là.

Savez-vous quel est l'outil principal utilisé par les PME françaises aujourd'hui ? Le tableau Excel.

Savez-vous ce qui a permis l'explosion de Google, Amazon ou encore Apple? Le Business Intelligence : ces géants du web y ont consacré l'essentiel de leurs investissements. Ils ont fait de l'analyse, de la gestion et de l'intégration des données, le cœur de leur stratégie commerciale.

Un exemple: Google vient d'inventer un comparateur d'assurances, alors qu'il est loin d'être expert en la matière, mais il satisfait là une demande. Au fur et à mesure que sa plateforme gagne en renommée, Google remporte la mise du marché publicitaire qu'il "vole" aux assureurs et il devient donc l'acteur vedette d'un marché où on ne l'attendait sûrement pas.

Selon une étude commandée par EMC, un des leaders en matière de Cloud,70% des petites et moyennes entreprises n'auraient même pas réfléchi au sujet, alors qu'elles représentent 90% du tissu économique national. Et il y aurait deux raisons à cela.

D'abord, l'idée qu'elles sont trop petites et que ce n'est pas pour elles. Pourquoi donc iraient-elles chercher le "BIG QUERY" de Google, 5 machines de 500 Go qui analysent des données pendant 5 heures pour 200 euros ?

Ensuite, c'est la crainte d'un outil qui les dépasse et qui les obligerait à s'équiper en serveurs et au final, à repousser les murs de l'entreprise pour loger de nouvelles machines, un investissement trop lourd.

Or, il faut rassurer les PME, car quoi que l'on en pense, le tableau Excel a ses limites et l'investissement en Big Data n'est pas si important. En réalité, il s'agit de connecter les systèmes qui existent déjà, entre eux. Il existe des solutions en Cloud, par exemple, à des prix abordables

Une fois que l’entreprise est équipée, on se sert de ces Big Data pour créer de la valeur, qui sera votre valeur ajoutée. Exemple: vous classez tous les retours clients pour améliorer votre produit ou votre service. Vous anticipez l'usure de vos machines grâce aux données envoyées par leurs capteurs, ou encore vous recrutez votre nouveau talent en recherche et développement grâce aux réseaux sociaux. Et puis les données récoltées ont déjà de la valeur en elles-mêmes.

L'hypermarché britannique Tesco, par exemple, revend ses fichiers clients aux distributeurs, ce qui lui rapporte chaque année plusieurs millions de livres sterling.

Les PME françaises seraient ainsi plus efficaces au quotidien, car elles gagneraient du temps et de l'argent! Selon une étude réalisée par IDC, une entreprise de "business intelligence", un salarié perd 5 heures chaque semaine à rechercher une information pertinente sur son activité. Facture pour l'entreprise à la fin de l'année : de 4000 à 16 000 euros. Mais il y a une condition à cette efficacité: il faut bien définir le projet avant de se lancer et hiérarchiser l'information : celle que l’on veut utiliser tout de suite et celle que l’on veut archiver pour longtemps.

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