Les 3 candidats à la tête de l’UMP ont jusqu’au 27 novembre pour convaincre les adhérents du parti.Mais comme le relevait mercredi le politologue Thomas Guénolé invité du 5/7, Nicolas Sarkozy, Bruno Lemaire, et Hervé Mariton n’ont pas encore répondu à une question économique essentielle pour l’avenir de leur parti : que vont-ils faire de sa dette astronomique ?

l’ump a lancé une enquête pour trouver la source des fuites dans la presse
l’ump a lancé une enquête pour trouver la source des fuites dans la presse © reuters

Si vous êtiez comme eux candidat à la tête de l’UMP, vous seriez aussi candidat à la reprise d’une dette de 78 millions d’euros. Parce que le parti que vous vous voulez diriger n’a jamais fait que ça : emprunter, emprunter, emprunter. Sans gérer.

Emprunter auprès des banques pour acheter le siège du 15ème arrondissement de Paris : 27 millions d’euros.

Emprunter auprès de l’Assemblée nationale pour fonctionner au quotidien : 2,4 millions d'euros.

Emprunter auprès d’un industriel à la retraite : 500 000 euros.

Etc. Etc. Etc…

… Pour arriver donc à ce total pointé par l’audit réalisé par la société ADVOLIS: 78,5 millions de dettes, compte arrêté au 31 décembre 2013.

Comment ce parti a-t-il pu s’endetter à ce point ?

Si vous vous présentiez à la présidence de la France, vous auriez des plafonds partout:

  • plafond pour les entreprises

  • plafond pour les individus

  • plafond pour les associations.

Mais pas pour un parti. Un parti peut s’endetter autant qu’il veut auprès d’une banque, auprès d’un individu ou auprès d’une association.

En même temps, si les banques sont sympas, cela peut arranger nos histoires. Le triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin a eu le même réflexe que vous quand il a vu l’ampleur de la dette. Ils ont dit : « on va renégocier avec les banques ».

Mais là encore, ça pose quand même un problème. Si les conditions de renégociations sont trop favorables, vous serez forcément redevables.

Un peu gênant, non, pour un parti qui veut accéder au pouvoir ?

> Pour aller plus loin : lisez les articles de la journaliste du quotidien économique belge L'Echo , Delphine Denui.

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