Hier soir, Blablacar, le champion français du covoiturage, a levé 200 millions de dollars soit 177 millions d’euros. Un montant record jamais atteint pour une start-up hexagonale non cotée en bourse.

Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar
Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar © BlaBlaCar / BlaBlaCar

Ce qui fait d’elle une licorne, ces entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars, en l’occurrence pour Blablacar : 1,4 milliard.

Un club très fermé qui compte en Europe 40 entreprises. Selon une étude menée par le groupe GP Bullhound, la plupart, presque la moitié, sont britanniques et vous les connaissez: Shazam, l’appli qui permet de reconnaître les chansons à la radio, Asos, site de mode en ligne, ou Pokerstars le site de jeux. Sur la deuxième marche du podium vous trouvez les Suédois, avecSkype … puis l’Allemagne avec Zalando.

Chez les Français, en cinquième position dans ce classement, Blablacar rejoint donc deux camarades:Criteo , qui fait du reciblage publicitaire sur internet et venteprivée.com

Les licornes européennes se défendent bien, mais elles sont loin derrière leurs grandes sœurs américaines, des super licornes . A ce niveau-là: Airbnb c’est une valorisation à 20 milliards de dollars (18 milliards d’euros).

Uber c’est 50 milliards de dollars soit 44 milliards d’euros.

Facebook , on entre là dans la catégorie mammouth licorne: 204 milliards d’euros.

Le tyrannosaure Rex de toutes les licornes étantApple : 654 milliards d’euros.

Dans cette affaire, qui a fait confiance à Blablacar? Des fonds d’investissement américains : Insight Venture Partners et Lead Edge Capital qui ont osé, avec cette somme collectée, dépasser le record établi par la start-up toulousaine Sigfox en février dernier : elle avait récolté 100 millions d’euros.

Blablacar, avec ses 20 millions d’adhérents, déjà présente dans 19 pays et 3 continents va pouvoir continuer à s’étendre. Prochaine terre de conquête : le Brésil.

Conquête avec une petit once de paradoxe puisque pour l’instan -et c’est tout le paradoxe de sa situation: elle est financée par les Américains sans avoir de concurrence américaine.

Ce qui n’empêche pas ses trois fondateurs de recruter en Anglais :

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