Monnaies virtuelles, comptes associés au téléphones portables, et maintenant Apple qui s’intéresse de près au paiement en ligne : de plus en plus de services apparaissent pour permettre aux usagers à travers le monde de se passer de leur agence bancaire traditionnelle. De quoi faire trembler les banques.

le gouvernement alerte les ministères sur l'utilisation des smartphones
le gouvernement alerte les ministères sur l'utilisation des smartphones © reuters

Et si Apple était la plus grande agence bancaire au monde ? Imaginez le logo de la pomme croquée sur tous vos relevés bancaires. Votre salaire serait versé sur votre compte iTunes, et votre iPhone vous servirait de carte bleue. C’est évidemment de la fiction, mais on n’en est peut-être pas loin.

Dans le plus grand secret, Apple est en train de recruter une équipe pour, dans un premier temps, concurrencer Paypal, l’un des leaders du paiement en ligne. Mais il travaille aussi à la création de son propre système de paiement mobile à partir de ses iPhones.

De quoi faire trembler Paypal, pour l’instant leader du service de paiement en ligne, et ses 143 millions d’abonnés. Car iTunes dans le monde, c’est 800 millions d’usagers qui ont déjà communiqué à Apple son numéro de carte bleue pour acheter de la musique et des vidéos.

Philippe Herlin, économiste au Centre national des Arts et Métiers , estime que tout le monde y gagnerait :

Les services bancaires intégrés dans le portable existent pourtant depuis plusieurs années . Ils sont très développés en Afrique notamment. Orange Money, c’est 3 millions d’abonnés en Afrique de l’Ouest (au Mali, au Cameroun, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, et à Madagascar). Depuis 2012 et grâce à un partenariat avec Western Union vous pouvez même transférer de l’argent d’un pays à un autre.

En Afrique de l’Est, vous avez également M PESA (M pour mobile et Pesa ça veut dire Argent en swahili) association entre Safaricom et Vodafone, qui propose également un service de micro crédit

Même principe avec un compte associé à votre numéro de mobile présent au Kenya en Tanzanie, et maintenant en Afghanistan, en Afrique du Sud, en Inde, et en Egypte. M PESA vient même de mettre un pied en Europe. Premier pays pionnier : la Roumanie.

Sauf qu’en France et globalement en Europe, les banques le prendraient comme une déclaration de guerre de la part des opérateurs de télécommunication. D’autant plus que pour ces derniers, le réseau est déjà amorti par les forfaits de téléphone.

Ils pourraient donc très facilement proposer des services bancaires bien moins chers à celui des banques qui doivent, elles, faire vivre tout une toile d’agences.

En Afrique, le scénario était différent: les opérateurs pouvaient lancer ces services sans craindre les banques puisque la population à posséder un compte bancaire est encore rare.

Enfin, quand parallèlement aux services de portable se développe le Bitcoin et maintenant l’Amazon Coin, on voit bien qu’une révolution est en marche, pour le plus grand bien du consommateur.

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