Livre Paris, le salon du livre édition 2016 a ouvert ses portes hier au public. Pendant quatre jours il accueille plus de 3000 auteurs. Est-ce que ces auteurs parviennent à vivre de leur plume ?

Livre Inter
Livre Inter © Fotolia

On savait déjà qu’il ne suffit pas d’écrire pour être publié.

On savait aussi qu’il ne suffit pas d’être publié pour être lu.

On sait maintenant avec certitude qu’il ne suffit pas d’écrire, de se faire publier, et de vendre ses livres pour gagner sa vie.

Sur les 101 mille écrivains poètes illustrateurs scénaristes français qui ont perçu des droits d’auteurs en 2013, la majorité ont une activité qui les nourrit en parallèle.

C’est une étude commandée par le Ministère de la Culture et de la Communication sur la réalité économique et sociale qui l’a révélé cette semaine.

Les droits d’auteurs ne représentent que la partie congrue de leur rémunération: 12%…

Et une majorité d’entre eux estiment que leur conditions de vie se sont dégradées ces dernières années.

Selon le CNL, le Centre National du Livre, un auteur touche en moyenne 17600 euros par an.

Inférieur au revenu médian des salariés (21 200 euros selon l’INSEE)

Alors à qui la faute?

Le coupable idéal évidemment dans cette affaire c’est l’ éditeur..

L’éditeur, qui doit faire face à d’autres contraintes et qui ne reverse aux auteurs en général que17% de son chiffre d’affaire…

Et c’est pourquoi les auteurs négocient en ce moment pour que cette part soit plus importante…

On connaît pourtant tous des auteurs à succès…

Qui n’ont pas besoin de boucler leurs fin de mois…

Tenez à votre avis qui est l’écrivain le plus riche du monde?

Un indice il n’est pas français…il est américain…il a gagné 80 millions d’euros en 2014 selon le classement Forbes…

Vous n’en avez jamais entendu parler il s’appelle James Patterson

Et voici comment il explique son succès…

Je m’assure que quelque chose d’excitant se produit dans chacun de mes romans.

En fait si je m’ennuie à la fin de la page, je la jette

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Une intrigue facile, des rebondissements:

ça, c’est bien sûr un des ingrédients de son succès colossal aux Etats Unis, mais plus faible dans l’hexagone.

Les livres s’appellent Kill me if you can, Celui qui dansait sur les tombes

et des comme ça, il en sort une douzaine par an, 300 pages chacun

Comment? Ce n’est pas lui qui les écrit.

Lui il écrit la trame de 80 pages, et plusieurs en parallèle puis il délègue le reste.

On savait qu’il fallait renoncer à la richesse pour créer un chef d’oeuvre.

Dans ce cas-ci Patterson nous apprend qu’en renonçant au chef d’oeuvre on peut créer de la richesse.

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