le gouvernement répond aux préoccupations des chauffeurs de taxis
le gouvernement répond aux préoccupations des chauffeurs de taxis © reuters

La bataille des taxis contre VTC (les Véhicules de Tourisme avec Chauffeur) fait rage depuis plusieurs mois à coup de nouvelles réglementations, mais les taxis traditionnels viennent de gagner une manche décisive, grâce aux pouvoirs publics.

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, leur impose un sérieux coup de frein : entre le moment où vous commanderez le VTC sur votre i-Phone et le moment où il vous prendra en charge, il faudra qu'il s'écoule au moins 15 minutes. 15 minutes incompressibles, même si le véhicule arrive bien avant, ce qui fait bondir Yves Weisselberger, le cofondateur de Snapcar :

Chez Snapcar mais aussi chez tous les autres opérateurs de VTC : Uber, voituresjaunes lecab… on menace de brandir l'arme ultime, celle qui a toujours fait la force des taxis traditionnels : l'opération escargot.

Tout ce queDavid Ashton, l'Américain à l'origine de Snapcar, a pourtant détesté à son arrivée en France :

Etant donné que la Fédération nationale des taxis vient d'accepter l'arrivée sur le marché de 1000 licences supplémentaires, elle estime avoir fait une concession , d'autant plus que les nouveaux licenciés devront rouler en priorité le week-end, aux heures de pointe. Mais quand on évoque le manque de disponibilité des taxis, le président de la Fédération, Didier Hogrel, préfère déplacer le débat :

Mais fluidifier le trafic, ce n'est pas tout à fait l'enjeu principal et pour l'économiste Pierre-Yves Geoffard , avec cette règle des 15 minutes imposée aux VTC, on serait même plutôt dans le domaine de la rente de situation :

Barrière à une technologie et barrière à l'emploi, concluent à la fois l'économiste et les opérateurs de VTC, qui estiment à 40.000 le nombre de postes qu'ils pourraient créer dans ce secteur.

Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.