L’Eco du matin se penche aujourd’hui sur notre électroménager, plus précisément sur les informations fournies pour choisir en conscience les lave-linge, lave-vaisselle ou télévision. Choisir en conscience ? Pas du tout, révèle l’UFC Que Choisir, grâce à deux vagues d’enquête menées par Market Watch.

Pour les besoins de cette chronique on va replonger dans le passé. En 1971, pas besoin de se creuser la tête. Voici comment on vous vendait une machine à laver :

L'étiquette énergie obligatoire pour les aspirateurs
L'étiquette énergie obligatoire pour les aspirateurs © GIFAM / GIFAM

Bref, on nous racontait n’importe quoi. En 1992, l’Union européenne a donc mis son nez dans les règlementations. Dorénavant, le choix d’une machine à laver la vaisselle ou à laver tout court, d’un congélateur d’un réfrigérateur, d’un four ou d’une télé allait se faire sans connaissances pointues et surtout des normes de consommation électrique, de bruit d’efficacité.

Etiquetage de couleur A+++ vert pour ceux qui consomment peu… On décline les lettres de l’alphabet jusqu’à G en rouge pour les plus mauvais. La petite fiche en plastique accrochée en magasin à votre future acquisition vous permet de choisir en conscience. Quand vous achetez un A vert, vous êtes content. Si vous achetez un appareil en G et en rouge, vous savez que vous allez payer plus cher en électricité

Jusque-là, rien de choquant. Mais quand vous arrivez à trouver cette fameuse fiche -et ce n’est pas gagné, dénonce UFC Que choisir - les lettres de l’alphabet et les codes couleurs ne correspondent plus à rien.

Exemple: pour un congélateur, depuis le 2012, c’est interdit. Les fabricants ne peuvent plus proposer des congélateurs de classe A ou moins.

A+, vous pensez que c’est une bonne note, mais non, c’est la note la plus basse. Forcément, puisqu’il n’existe plus de BCDEFG.

On ne peut donc pas faire confiance à un conseiller. C’est bien mauvais, globalement. 3400 produits ont été contrôlés en magasins et en ligne, et il en résulte que la moitié n’est pas conforme à la législation européenne. Et la France est parmi les plus mauvais élèves.

Parmi les cancres: les supermarchés… Un produit sur 3 chez Auchan et 1 sur 4 chez Carrefour sont mal ou pas étiquetés... Les enseignes spécialisées, les Boulanger, Darty, s’en sortent un peu mieux. Mais le pire se trouve sur internet : Unbaldi, rudecommerce, Cdiscount, Amazon, La Redoute etc.

Là, dans 90% des cas, vous n’avez pas l’information.

L’UFC Que Choisir propose donc de désigner clairement les responsables : distributeurs et constructeurs qui s’en lavent les mains et appelle à décrasser l’ensemble du système.

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