les français seront plus économes en vacances
les français seront plus économes en vacances © reuters

Aujourd’hui, alors que se ferment les Assises du Tourisme, coup de projecteur sur un projet contre lequel un certain nombre de citoyens se mobilisent. Ils bloquent la création de trois centres de vacances.

Center Parcs, filiale de Pierre et Vacances, veut ouvrir trois centres : deux à Poligny, dans le Jura, sur le site de la forêt du Rousset en Saône-et-Loire, et un à Chambaran, en Isère.

"Nous, on n'en veut pas chez nous" : voilà ce que leurs répondent en substance les associations de défense de l’environnement fédérées en collectif, avec la Confédération paysanne, Europe Ecologie les Verts et le Front de gauche, et qui regroupe plusieurs centaines d’adhérents.Ce qui les gêne d’abord, c’est que la région utilise de l’argent public pour un projet auquel ils ne croient pas .Thierry Grosjean, président de la CAPEN (Confédération des associations de protection de l’environnement et de la Nature) s'en fait le porte-parole :

Center Parcs promet 300 emplois dans le Jura, mais rien n’est moins sûr, répond le collectif. Et puis, pas sûr qu’ils soient pérennes.

Surtout, c’est disproportionné au regard de l’argent public qui serait versé au projet. Il faut dire que les projets de Poligny et du Rousset sont chiffrés à 170 millions d’euros, dont 66 millions viendraient des collectivités locales, et donc de l’argent public.Sans compter, ajoute Thierry Grosjean, qu’à ces sommes s‘ajouteraient des coûts supplémentaires: accès routiers assainissement, gestion des déchets… Des investissements là encore demandeurs d’argent public.

Les défenseurs freinent des quatre fers pour la création d’un dôme chauffé à 20 degrés toute l’année dans cette zone de montagne particulièrement froide en hiver. En Saône-et-Loire, ils s’inquiètent aussi des atteintes aux zones humides tout comme en Isère, où Center Parcs installerait son domaine dans un endroit qui sert quasiment de source pour le département. Les trois projets doivent voir le jour en 2017 et 2018 ; ils ont donc un peu de temps devant eux, qu'ils utilisent pour développer leur expertise. Plan locaux d’urbanisme, usage des subventions versées... Ils passent au crible tous les dossiers. En Isère, les opposants comme les partisans du projets attendent donc avec impatience les résultats de l’enquête publique qui s’est achevée le 28 mai dernier.

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