La deuxième conférence internationale de l’ONU sur la nutrition s’ouvre aujourd’hui à Rome. L’occasion de se pencher sur les nouvelles habitudes alimentaires des Américains. Plus vertes, plus bios, plus chères : les Américains mangent mieux et du coup, c’est tout une économie qui évolue.

fast food pour Vera
fast food pour Vera © fast food pour Vera

Si vous êtes flexitarien, c’est que vous n’êtes pas végétarien mais que vous alternez plus souvent viande et protéine végétale. Votre hamburger, votre hot-dog et vos chicken nuggets sont sans porc, sans bœuf et sans poulet. Aujourd’hui, plus d’un tiers des Américains consomment des substituts de viande.

Pareil pour les œufs. Pour trouver un substitut aux œufs, vous avez une tête d’œuf débauchée à prix d’or de chez Google Maps qui y travaille d’arrache-pied, à grands coups d’algorithmes qui corrèlent le poids de la molécule, et les protéines…

La semaine dernière, vous vous en souvenez peut-être, on a beaucoup parlé de la mayonnaise sans œuf aussi, mais fabriquée à partir de lentilles jaunes : c’est dans la même veine. Et tout ça s’appelle « la nourriture 2.0 ».

La nourriture 2.0 a-t-elle des débouchés en dehors de la riche côte ouest américaine?

Vous avez raison, manger mieux c’est aujourd’hui d’abord réservé à ceux qui peuvent se le permettre, c'est assez « bobo ». Mais à terme, l’évolution pourrait s’étendre à d'autres couches de la population.

C’est en tous cas le pari qu’a fait Kellogg’s en se lançant sur le créneau dès 1999, en rachetant Morning star farms, des fermes bio : il possède 60% du marché.

Et la Silicone Valley regarde le développement de cette alimentation alternative avec les yeux qui brillent : Bill Gates, les fondateurs de Twitter ou encore la société de capital-risque Kleiner Perkins Caulfield Byers, ont investi dans le secteur.

Est-ce la mort des fast-food?

Non, mais les voilà lancés dans une guerre des prix sans précédent. Taco Bell vous propose ses burritos à un dollar, soit moins de 80 centimes d’euros. Chez KFC vous avez un menu "fills-up" à 5 dollars, 4 euros, et vous êtes sûr de repartir rassasié.

Dans un pays qui compte 35% d’adultes obèses, le marché a de quoi voir venir.

Maiscette nouvelle concurrence n’est pas sans conséquence sur les salaires des employés . Depuis 2 ans maintenant, des salariés de plusieurs fast-food américains se sont fédérés pour essayer d’obtenir un salaire minimum de 12 euros de l’heure… Une bataille qui s’intitule « fight for 15 dollars » dans un pays où le salaire minimum est à 7 dollars 25, soit 6 euros….

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