C’est aujourd’hui que Bruno Bézard quitte la direction générale du Trésor pour Cathay Capital Private Equity, un fond d’investissement entre l’Europe et la Chine.

Aujourd’hui on s'intéresse à l’homme derrière ce recrutement : le fondateur de Cathay.

Il s’appelle Mingpo Cain, il a 47 ans et un parcours assez extraordinaire.

Quand il arrive en France, il y a 27 ans,  Mingpo ne parle pas un traître de mot de français et ses origines sont plus que modestes. En Chine, il a huit frères et soeurs, un père ouvrier dans les marais salants.  Et ce n’est qu’à l’âge de 9 ans qu’il a appuyé sur le bouton d’un interrupteur pour allumer l’électricité. Jusque là il n’y avait pas de courant dans sa maison à Jijian.

Mais en France, le jeune homme s’est donné pour objectif de décrocher un DEUG de sciences-économiques, et va tout faire pour y arriver.

Travail universitaire la semaine, plonge dans un restaurant chinois le week-end…

Deux ans plus tard , son DEUG en poche, il prend le train direction Lyon pour passer l’oral d’une école de management. C'est l’occasion d’une rencontre décisive.

Le DRH de SEB, Christian Pin, à qui il tape dans l’oeil. SEB en fera son premier commis entre la France et la Chine puis très vite lui confiera l’ouverture du bureau de Shangaï.

Mais Mingpo veut ouvrir sa propre affaire.  Il a remarqué qu’il existe un secteur qui n’intéresse personne - il faut dire que ce n’est pas très glamour - et dont le marché fonctionne comme à l’âge de pierre : celui de la marbrerie funéraire.

En clair, le voilà lancé dans le commerce de la pierre tombale, où souvent les délais de livraison ne sont pas respectés. La rigueur des délais et des relations de confiance feront de sa PME, Stonest, un succès.

Mais le vrai décollage, c’est le fond d’investissement qu’il fonde en 2006 : Cathay.

Grâce à sa parfaite connaissance des deux cultures, française et chinoise, Mingpo Cai a su en quelques années approcher les plus grands fleurons français.

Aujourd’hui, Cathay c’est plus d’1 milliard 200 millions d’euros, et de l’argent investi dans ces marques que l’on connaît tous : Yves Delorme, le linge de maison, les bijoux Mauboussin, les doudounes Moncler, Jacques Dessange. Mais Mingo Cai, c’est aussi l’homme qui il y a deux ans, a lancé le fond d'investissement franco-chinois avec la caisse des dépôts et consignations.

Voilà le secret sans doute, de l’arrivée de Bruno Bézard chez Cathay. Une success story franco-chinoise

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