La 4ème édition du salon "Innorobo" fermera ses portes à Lyon aujourd'hui après 2 jours d'exposition, qui ont été l'occasion de présenter Roméo, la nouvelle star.

Le salon Innorobo se tient jusqu'à jeudi soir à Lyon
Le salon Innorobo se tient jusqu'à jeudi soir à Lyon © MaxPPP

Roméo parle anglais, a les yeux qui bougent et marche, aussi. Du haut de ses 1m40 et avec ses 40 kilos de fibre de carbone et de caoutchouc, il a une mission d'ici 2017: habiter les maisons de retraite. Il assistera les personnes âgées dans leur vie quotidienne. Courses, prises de médicaments, préparation de repas… Il saura faire tout ça.

C'est en tous cas l'objectif des 21 parents qui lui ont donné la vie, 21 entreprises regroupées dans un pôle de compétitivité baptisée Cap Digital. Dans 2 ans, il sera testé dans les conditions du réel. Plusieurs laboratoires européens ont déjà acheté les premiers prototypes de cet humanoïde, qui sera ensuite commercialisé par l’entreprise Aldébaran.

Il y a un an, Arnaud Montebourg avait annoncé la création d'un fond pour structurer la filière robotique française. Et le fonds "France Robot initiative", mélange d'acteurs publics et privés, a bien été mis en place : 80 millions d'euros ont tout juste été débloqués.

Un diplôme robotique reconnu existe en France aujourd'hui, et 250 PME ont déposé un dossier pour s'équiper de leur machine.

Selon Bruno Bonnell, le « Monsieur Robot français » et patron de la société Robopolis , la France est toujours le cancre génial assis au fond de la classe. Cancre, mais créatif : la meilleure preuve étant les robots que l'on peut découvrir cette année à Lyon :

Et pourtant, la France est à la traine. Quelques chiffres pour vous donner une idée du retard : en France, on compte 33 000 robots dans les maisons ; 58 000 chez les Italiens ; 166 000 chez les Allemands, et 309 000 dans les maisons japonaises.

Deux chercheurs d'Oxford, Carl Benedikt Frey et Michael Osborn, jugent même que d'ici 20 ans, 47% des emplois actuels qui pourraient être confiés à des machines. Un marché de 100 milliards de dollars d'ici 2018.

Mais en France, on utilise mal la recherche publique et il y a toujours aussi peu de passerelles entre les chercheurs et les applications pratiques concrètes professionnelles.

L'ambition d'Arnaud Montebourg c'était de propulser l'Hexagone dans le top 5 des nations créatrices de robots d'ici 6 ans.

Premier pas avant-hier : Lyon a annoncé sa candidature à la Robocup 2016, le tournoi international de robotique. Mais cela nous laisse tout de même très loin de la Corée du sud, qui consacre 1,1 milliard d'euros à la robotique depuis 2002.

L'équipe
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.