Aujourd'hui, au Sénat, arrive un amendement qui fait bondir les centres équestres: le taux de TVA qui leur est appliqué doit passer à 20% le 1er janvier prochain.

Cheval
Cheval © CC - Belinda Hankins Miller

Cette équi-taxe ne passe pas auprès des cavaliers, qui ont décidé de faire de leur casque noir, leur bonnet rouge à eux.

Du coup, ne soyez pas surpris si vous voyez des chevaux battre le pavé. Demain, les centres équestres ont décidé de ruer dans les brancards et de chevaucher leurs bêtes un peu partout en France. Chaque région s'est organisée en "hordes". Samedi, par exemple, elles galoperont dans le Poitou-Charentes et dans le Loiret.

Jusqu'à présent les centres équestres bénéficiaient d'un taux de TVA spécial, à 5,5% parcequ'ils étaient considérés comme entreprises agricoles. Ensuite, en 2012, c'est passé à 7%. Pour 2014, le gouvernement leur avait dit que cela passerait à 10%. En réalité ce sera le double : 20%. Le décret a été signé la semaine dernière. Voici comment Sébastien Pouchy, qui dirige trois centre équestres dans le Cantal, voit l'avenir après une augmentation de 13 points de TVA :

Le gouvernement justifie sa décision par l’Europe. L'Europe qui veut harmoniser les taux de TVA par secteurs. Elle dit donc que les 7000 centres équestres ne fabricant pas de la viande de cheval, ils n'ont pas à bénéficier des tarifs agricoles et c'est vrai.

Mais au-delà de la demande de Bruxelles, ceque dénonce la profession, c'est l'excès de zèle du gouvernement, qui est passé par un décret, et à un taux élevé, ce que ne réclame pas forcément l'Europe. Eux estiment que 2000 centres et 1/3 des salariés seraient envoyés à l'abattoir.

Le groupement épique national propose une alternative assez simple pour en pas augmenter ce taux de TVA au 1er janvier : changer la classification des centres équestres. Qu'ils ne soient pas considérés comme entreprise agricole, mais comme centre sportif ou entreprise de développement durable, ce qui les ramènerait au taux actuel, et de se remettre en selle sereinement.

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