Le co-fondateur de Google, Sergey Brin, portant les Google Glass
Le co-fondateur de Google, Sergey Brin, portant les Google Glass © Google

C'est l'objet le plus convoité, et le plus rare, et le plus attendu du moment : les Google Glass pourraient arriver en France en 2014. C'est, du moins, ce que dit la rumeur.

Imaginez : vous marchez dans la rue, vous demandez votre chemin à vos lunettes. Vous filmez, enregistrez tout ce que vous faites, allez sur internet, vous connectez en Bluetooth, envoyez des SMS et prenez des photos.

Tout cela actionné par votre seule voix.

Mais Google n'a toujours pas annoncé de date officielle de lancement des Google Glass. Pour l'instant, seules 10 000 personnes testent le produit aujourd'hui dans le monde, l’élite absolue des geeks, la crème de la crème des développeurs high tech, testent le produit. En France, il n’y a qu'une quinzaine de paires de lunettes en circulation.

Cela dit, depuis le 1er janvier, il y a une solution pour obtenir l'objet : détenir une carte bleue américaine et commander ses lunettes sur le territoire américain.

Vous paierez environ 2000 dollars pour un prototype qui n'est pas tout à fait au point : problème de surchauffe, batteries qui ne durent que 2-3 heures… On est encore un loin du produit de consommation de masse accessible au grand public.

Pourtant, de nombreuses entreprises préparent déjà l'entrée des Google Glass sur le marché en développant des centaines d'applications utilisables dans ces lunettes.

Pour l'instant, si vous utilisez ces lunettes, tous les ordres doivent être donnés en anglais avec un bon accent américain. En France par exemple, une entreprise travaille à la traduction du système en français.

D'autres proposent déjà l'application qui permettra d'identifier une chanson, ou de traduire instantanément n'importe quel panneau écrit, en n'importe quelle langue.

Et puis, on peut d'ores et déjà imaginer toutes les possibilités professionnelles de ce genre d'outil. Pas besoin d'expert sur place sur un chantier. Si vous envoyez des images en simultané, vous pouvez bénéficier d'une analyse à distance.

En France et en Europe, il y a pourtant des réticences. Il n'est même pas tout à fait sûr que ces lunettes soient aux normes européennes. La Commission s'interroge sur le fait d'avoir le Wi-fi et le Bluetooth si proches du cerveau.

Et puis la Commission se pose également cette question : que va faire Google de toutes les données collectées? La reconnaissance faciale, les trajectoires… Le géant américain va encore franchir un cap dans l'intimité de ses utilisateurs.

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