Masdar City est une ville située près d’Abou Dabi. L’Emirat voulait en faire la vitrine mondiale du développement durable, mais elle est devenue une ville fantôme.

Masdar City, ce qui signifie, « la source » en Français, parce que quand on la voit, c’est effectivement une véritable oasis futuriste surgie en plein désert.

Masdar City
Masdar City © http://fallaitledire.wordpress.com

L’ambition était grandiose : pour 18 milliards de dollars, il s’agissait d’inventer la première ville sans pétrole, zéro carbone, zéro déchet. Une éco cité solaire.

Pari tenu : Masdar, c’est une architecture traditionnelle mêlant le pisé aux panneaux photovoltaïques, les arcs et les colonnes, aux toits végétalisés et des modes de transport inventifs.

La journaliste Claire Stam est l’une des rares à s’y être rendue :

La ville a bien surgi du sable, mais il lui manque donc les habitants ! Depuis 2008, il n’y en a eu que quelques centaines d’habitants, guère plus. Essentiellement les étudiants du Masdar Institute, qui est le pilier technologique de la ville, mais pour qui Masdar n’est qu’une étape, même si beaucoup croient au projet.

Pourtant, lorsque le projet a été lancé, les promoteurs tablaient sur 40 000 habitants et 1500 entreprises. On est aujourd’hui loin du compte.

Pourquoi ? A cause d’une erreur de vision. C’est la preuve qu’on ne peut pas faire surgir une ville ex nihilo, simplement parce qu’elle est écologique. Une ville, c’est aussi un tissu économique un tissu social et ça, personne, même avec le meilleur projet du monde, ne peut en faire abstraction.

Du coup, le voisin et concurrent d’Abou Dabi, Dubaï, a regardé cette mésaventure avec énormément d’attention et commence à appliquer les mêmes principes écologiques, mais à l’ensemble de son territoire.

Une manière, aussi, d’attirer les meilleurs ingénieurs et les meilleurs étudiants pour préparer l’après-pétrole et d’ores et déjà, limiter la dépendance à l’or noir.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.