Coup de projecteur sur un jeune entrepreneur récompensé hier : Nicolas Hazard, fondateur de Calso, entreprise française installée dans la Sillicon Valley.

Nicolas Hazard a reçu le grand prix de la start up innovante décerné par le journal La Tribune, dans un domaine qui mêle aérospatial et social.

Vous ne le connaissez pas, Nicolas Hazard,  mais c'est l'homme qui a inventé l’aéro-social...

Hazard, c’est la preuve qu’on peut faire de l’argent, des affaires, du business avec du social, en insérant les plus démunis. La preuve, c’est son dernier projet, développé à San Francisco.

Arrivé là-bas, Hazard a été effaré de voir ces milliers de vétérans d’Afghanistan et d’Irak à la rue.

Des hommes encore jeunes, que l’armée américaine avait débauchés à 18 ans en plein spring break, et qu’elle ramenait sur son sol, broyés et sans rien. Des SDF, souvent, on en compte des milliers comme ça à San Francisco. Alors Hazard a eu cette idée: pilote de drone. Ce n’était pas un métier répertorié, mais grâce à Nicolas qui n’a rien laissé au hasard, c’est en train d’en devenir un.

Hazard s’est dit que tout ce qui est livraison par drone, cela va créer des dizaines et des dizaines d’emploi dans les années qui viennent… Il a donc créé la première « drone university » au monde.

Première promotion avec 20 vétérans qui connaissaient déjà un peu le secteur et qui tous, après une session de 14 semaines, ont trouvé un travail à la sortie.

L’image de marque du vétéran sauveur de la patrie pour maîtriser cette technologie entourée de suspicion, a aidé, alors que pas mal de doutes subsistent sur les drones et leur respect de la vie privée.

En combinant les deux, drone et vétéran: l’entreprise Calso tenait son produit à mettre sur le marché.

Pour gagner de l'argent sur ce concept solidaire Hazard est allé voir un compatriote, Parrot, le français numéro un du drone pour se fournir en machines. Il est aussi allé voir Dji, le concurrent chinois. Ensuite il est allé voir E-Bay pour obtenir 100 000 euros pour démarrer son université.

Puis il est allé voir les entreprises qui cherchaient mais ne trouvaient pas de pilotes: Caterpillar et Redbird qui utilisent des drones dans le bâtiment. Et c’est chez eux notamment que les vétérans ont effectué leur premier stage et leur premier job rémunéré, avec salaire à la clé : 3500 dollars,  donc 3100 euros.

Dans cet affaire, Calso joue donc le rôle de recruteur pour les entreprises à la recherche de ces nouvelles compétences. Rapporté à une année, cette partie de l’activité lui aura rapporté 500 000 euros de chiffre d’affaires.

Après les Etats-Unis, Nicolas Hazard compte bien développer l’activité en France avant la fin de l’année. La SNCF et EDF sont en discussion avec lui. Il ne lui manque plus que l’équivalent des vétérans américains…

Hazard pense notamment aux victimes de burn out, d’ex salariés en reconversion professionnelle et qui voudraient prendre l’air.

Comme quoi, on peut être philanthrope et ne pas y perdre sa chemise.

Même si Nicolas Hazard n’est pas tout à fait l’Abbé Pierre: il roule en Chevrolet rouge, aux couleurs du Golden Gate.

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