En cette journée mondiale de l’eau, parlons de l’eau gazeuse : elle ne s’est jamais aussi bien portée en France comme à l’étranger. Elles crépitent ! Elles jaillissent ! Elles pétillent ! les bulles françaises !

Badoit a vendu 350 millions de bouteilles en 2015, soit un million de bouteilles vendues par jour.

Un record historique très loin des débuts juste après la deuxième Guerre Mondiale : six millions de bouteilles vendues en 1945.

Un million, c’est d’ailleurs le nombre de bouteilles qui sortent chaque de jour des lignes d’embouteillages de Saint-Galmier en Auvergne, d’où sortent également ses dernières innovations : Badoit en canette ou en bouteille de 33 cl.

"Perrier c'est fou"
"Perrier c'est fou" © CC

Badoit reste donc le leader incontesté, mais les températures, chaudes, cet été ont bénéficié à toutes les marques. Plus 20 à 31% d’achat supplémentaires selon une enquête de la société Climpact-Metnext qui s’est spécialisé sur l’impact du climat sur notre alimentation.

Danone , qui possède Badoit et Salvetat , en a donc profité, et pourNestlé qui embouteille aussi Perrier (27,2% de part de marché) San Pellegrino et Quezac , ça gaze aussi. Tout allait bien dans le meilleur des mondes donc jusqu’à ce qu’une autre étude, cette fois réalisée par l’institut Toluca révèle ce que les géants de l’industrie de la bulle commençait à réaliser : l’eau gazeuse est bue par les plus âgés, les 46-70 ans.

Alors comment rajeunir le consommateur? Perrier a lancé cet été une campagne internationale " Win your best trip ever " : un concours pour faire gagner un voyage de rêves aux 25-35 ans.

En espérant que cette campagne susciterait moins de critique que la précédente, celle d'un groupe de jeunes femmes qui discute librement, une discussion savoureuse d’ambiguités.

C’est ainsi que, pour toucher les vingtenaires et trentenaires, Perrier décline le goût menthe, Badoit le citron vert, ou encore, Salvetat, les agrumes. Des choix qui ont un prix : le sacrifice des marques régionales.

Nestlé cherche à se défaire de Quézac par exemple pour se concentrer sur son aura à l’international…

Pour les autres, comme l’eau minérale Parot par exemple, l’enjeu c’est maintenant de faire face à l’écrasante combativité des grandes marques sur les prix.

Des petites bulles, moins connues et plus chères, ont-elles leur place sur ce marché ? L’avenir le dira.

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