Un voyage dans le futur ce matin : à quoi ressembleront nos repas de demain?

C’est la question à laquelle tente de répondre le SIAL, toute cette semaine (le Salon de l’industrie agro-alimentaire). Et le futur s’annonce très appétissant. Jugez plutôt : un grand prix de l’innovation a été remis à une marque de vinaigre solide, vendu sous la forme de paillettes . Des churros à la viande ont aussi été récompensés, tout comme des spaghettis d’algues, vendus dans un seau d’eau de mer. Miam !

L’innovation que je trouve encore plus saisissante, je l’ai lue dans le Guardian. Le quotidien britannique s’est en effet penché sur les emballages comestibles. Ça me fait un peu penser à Willy Wonka, cette histoire...

Willy Wonka, c’est le patron de l’usine de confiseries, dans « Charlie et la chocolaterie », roman de Roald Dahl adapté à l'écran par Tim Burton. Tout se mange, dans son usine ! Les machines, les murs, et même l’herbe sur laquelle on marche. Eh bien avec les emballages comestibles que nous présente le Guardian , on n’en est pas très loin.

Une société américaine, Wikipearl, fabrique ainsi des yaourts dont on peut manger le pot.

Ce n’est pas un pot, en fait, l’emballage a plutôt la forme d’une boule, de la taille d’une balle de ping-pong environ. On croque dedans, la peau éclate et laisse s’échapper le yaourt. C’est très étonnant.

L’enjeu est bien sûr de réduire les déchets en limitant la production de plastique, d’emballage. La bonne idée, c’est que la peau est faite à partir d’algues et qu’on peut la laver avant de manger. On rince son yaourt à l’eau, comme on le ferait avec une pomme ou du raisin. Vous trouverez aussi de la glace, de la soupe ou de fromage sous forme de boule à la peau comestible.

Les Français ne sont pas en reste : une entreprise lyonnaise utilise du lait de vache pour fabriquer du plastique.

Lactips a breveté un plastique biodégradable et comestible fait à partir de protéine de lait. C’est donc du plastique fabriqué sans pétrole, et qui en plus se mange ! Lactips est née au printemps dernier et a l’intention de fabriquer des sachets de thé comestibles.

Va-t-on aussi manger la bouteille après avoir bu de l’eau ?

C’est envisagé ! Des Britanniques ont inventé une technique pour envelopper de l’eau dans une membrane comestible. Ça ne ressemble pas à une bouteille, plutôt à une bulle transparente. Cette membrane baptisée Ooho est faite en algue, elle aussi. Elle n’a aucun goût particulier. Mais si on n’a pas envie de la manger, on peut aussi la jeter dans la nature ou dans l’évier : elle est 100% biodégradable.

Voilà qui pose la question centrale : sera-t-on un jour prêt à manger les emballages?

Non, répondent les études de marché. Dans ce domaine, si les industriels veulent que ça marche, il semble plus urgent de se pencher sur les barrières psychologiques des consommateurs...

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