Angela Merkel et François Hollande vont présider une grande conférence numérique franco-allemande à Paris le 27 octobre prochain. Elle réunira à l’Elysée des industriels et des start-up. Il s’agit de faire émerger les Google, Amazon et Apple européens de demain. Et pour cela, les entreprises réclament une évolution de la législation.

Programme de la journée: un workshop à Bercy le matin et deux tables rondes à l’Elysée l’après-midi. Parmi les convives il y aura ce jour-là une jeune start-up: Capitaine Train, un comparateur de prix pour vos voyages en Europe. Enfin… il faut les appeler « Captaiiiin Traiiiin ». Parce qu’on a affaire ici à des Français associés avec des Italiens et des Allemands, qui veulent croître et prospérer à l’international, donc ils ont besoin d’un nom à la hauteur.

Aujourd’hui, « Captain Train » compte 47 salariés de différentes nationalités, à Paris. Mais son patron, Jean-Daniel Guyot, voudrait se développer plus vite, et c’est là que le bât blesse…

Guyot voudrait embaucher des talents qui restent dans leur pays. Dernièrement, par un exemple. Il a voulu recruter un Suédois basé à Stockholm pour développer son entreprise dans le Nord de l’Europe.

Mais des cotisations en Suède, un numéro de sécurité sociale suédois, bref: le début du casse-tête. Guyot pouvait créer une filiale, mais là encore, il fallait comprendre les taxes locales, les subtilités administratives suédoises, il a donc préféré jeter l’éponge.

Que réclament ces start-up pour grandir? Un contrat de travail européen. L’argument est le suivant: pour vendre un billet de train à un Italien, vous devez savoir qu’il est allergique au paiement en ligne par carte bleue et qu’il préféra Paypal, plus sécurisé. Pour un Allemand, il faut savoir qu’il ne réserve pas. Un salarié dans chaque pays vous permet de découvrir ce genre de chose. Un contrat de travail européen permettrait donc de donner un coup d’accélérateur à ce marché numérique européen tant attendu. Sauf que quand on pose la question des droits qui accompagneraient ce type de contrat, Guyot vous répond que ce n’est pas son affaire.

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