La start-up baptisée « 4 épingles » veut donner un coup de jeune aux commerçants de votre quartier

Imaginez, à l’entrée de votre entreprise, une grande pile de linge sale : vos chemises à carreaux tâchées de café, vos pantalons en velours à reprendre, vos vestes avec le coude à repriser. Et puis une autre pile avec des chaussures, talons à ressemeler...

Pressing
Pressing © MaxPPP/Jean Francois Frey

Imaginez ensuite qu’un étudiant charge tout ça sur son dos l’emmène au pressing, couturier, cordonnier le plus proche. Le travail serait fait, vos chemises propres, lavées, pliées ; votre pantalon avec ourlet, votre veste avec coudière et vos chaussures avec semelles neuves reviendraient quelques jours plus tard dans le hall de votre entreprise.

Trop beau pour être vrai ? Eh bien non, cela existe à Paris. La start-up s’appelle « 4 épingles » et elle a tissé des partenariats de ce type avec plusieurs commerces de détail: blanchisseries, fleuristes, réparateurs de smartphone…

Ce que vous avez besoin de nettoyer ou de faire réparer, vous le laissez dans ce que « 4 épingles » appelle un « corner ».

Il y en a de deux sortes:

  • les corner publics, comme les hôtels ou les salles de sport où tout un chacun peut glisser un pied

  • les corners privés, les entreprises où il vous faut un badge.

Du coup, vous y laissez votre baluchon, un « collecteur » payé pas plus de 15 euros de l’heure va venir le chercher et l’emmener vers le commerçant partenaire.

Pour un hôtel qui deviendrait corner, ce serait selon le fondateur de « 4 épingles » de se réinsérer dans la ville à l’heure où citadins loueurs de Airbnb et hôteliers se regardent en chien de faïence. C’est trouver un autre moyen de se rendre utile et puis, pourquoi pas, donner l’idée aux urbains ensuite de loger leur famille à l’hôtel quand elles leurs rendent visite.

Pour les commerces, c’est de développer une nouvelle clientèle internet.

Selon l’étude INSEE réalisée au printemps, le commerce de détail a perdu 15.000 emplois l’an dernier. En 2013, selon l’étude réalisée par les fondateurs de « 4 épingles », 8.500 boutiques ont dû fermer… Alors que l’on compterait en parallèle plus de 19 millions de cyberconsommateurs.

Avec « 4 épingles », le tour est joué… Les boutiques et les cyberconsommateurs vont pouvoir se rencontrer.

Notamment grâce à l’application « 4 épingles » qui va sortir la semaine prochaine sur les smartphones.

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