Marks & Spencer ouvre aujourd’hui ses portes dans le XVème arrondissement de Paris, à Beaugrenelle, juste en face de la Maison de la Radio.

A cette occasion, John Heere le directeur international du groupe -un homme discret et qui s’exprime très rarement– a fait le déplacement, et une fois n’est pas coutume, il a levé une partie du voile sur la stratégie de la marque britannique.

Une stratégie qui pourrait presque passer pour une volte-face tant elle est à l’opposé des choix faits il y a une dizaine d’années. Souvenez-vous : en 2001, c’est le départ fracassant de Marks and Spencer. L’enseigne ferme tout : ses 18 magasins français dont celui, emblématique, du boulevard Haussmann, et licencie 1500 salariés.

Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. La France est maintenant la pierre angulaire de son développement comme l’explique John Herre, directeur international :

Et ce changement de cap ne s’est pas fait en un jour. Il y a eu plusieurs étapes. La première a été toute symbolique, John Herre l’évoque : il y a deux ans, la réouverture de son magasin des Champs-Elysées.

Puis, l’an dernier, la marque s’est installée à Levallois-Perret à côté de Paris. La semaine dernière, nouvelle ouverture à Aéroville dans les environs de Roissy. Aujourd’hui c’est donc Beaugrenelle et en mars prochain, ce sera Villeneuve la Garenne dans les Hauts de Seine.

Et la marque ne compte pas s’arrêter là. Parallèlement, Marks and Spencer veut s’installer dans les gares et les aéroports, par le biais de son enseigne « Simply food ».

Pour obtenir les bons emplacements elle vient donc de signer un partenariat avec Relay, là où l’on achète ses journaux.Première ouverture : en juin 2014 au RER de la Défense. Donc avec cette stratégie, Marks and Spencer resserre sa toile en région parisienne.

En revanche, il n’y aura pas un magasin dans les autres régions françaises :c’est intentionnel. Pour les clients de province, les achats doivent passer par internet. C’est en France, justement, que l’enseigne a lancé en premier son site d’achat international.

C’est son laboratoire, en quelque sorte, pour voir si ce qui marche ici peut aussi fonctionner dans le Golfe, en Russie, en Inde et en Chine, qui sont, bien sûr, les véritables gisements de sa croissance à l’avenir.

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