Domino’s Pizza dépose une plainte : en pleine coupe du Monde de Football, l’enseigne s’est faite pirater les données personnelles de ses clients belges et français.

Domino's Pizza victime d'une tentative de racket de la part de pirates informatiques
Domino's Pizza victime d'une tentative de racket de la part de pirates informatiques © MaxPPP

Imaginez : vous êtes tranquillement installés dans votre canapé, les pieds sur la table, c’est France-Equateur, avec une bonne bière. La soirée foot va être parfaitement réussie. Sans compter que votre pizza bientôt commandée sur le site de Domino’s va bientôt arriver. Mais malheur ! Des Pirates ont intercepté vos données personnelles : mail, adresse, numéro de téléphone et mot de passe…

C’est ce qui est arrivé la semaine dernière à la chaîne de livraison de pizzas.Les données de ses 650 000 clients belges et français ont été kidnappées.

Comme des preneurs d’otages, les pirates demandaient 30.000 euros pour ne pas divulguer les données. Baptisés Rex Mundi, ils sont passés par Twitter pour délivrer leur message, avec une date butoir pour le versement de la rançon: « Domino’s pizza a jusqu’à ce lundi soir à 20 heures pour nous payer. Sans quoi nous publierons toutes les données personnelles que nous avons en notre possession sur le web. »

La marque de pizzas dit ne pas avoir cédé au chantage et avoir procédé à la « réparation » de son système de cryptage de données qui, effectivement, présentait une faille . L’enquête est maintenant menée par le BEFTI, la police digitale.

C’est également par 4 tweets successifs que Domino’s a tenu à rassurer ses clients. Voici les deux derniers :

  • « Nous vous recommandons de modifier votre mot de passe, par mesure de sécurité »

  • « Nous regrettons fortement cette situation et prenons cet accès illégitime très au sérieux »

Pas très rassurant, d'autant le piratage de données et devenu quotidien. La liste des sociétés victimes de hacking informatique s’allonge : Orange en mai dernier, mais aussi Spotify et Tweetdeck font partie des derniers attaqués, sans parler des entreprises qui gardent le secret de l’incident.

Certes, la riposte s’organise. Des entreprises privées traquent les pirates et depuis plusieurs années maintenant. Un service rattaché au Premier Ministre joue le rôle de pompier dans ce genre de cas et recrute : c’est l’ANSII (Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information).

Comme quoi, vu sous un autre angle, le contre-piratage informatique est aussi source d’emploi.

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