Le phénomène préoccupe au plus haut point les autorités japonaises: les jeunes femmes renoncent massivement à la maternité pour se consacrer à leur carrière.

Kumisolo - La Femme Japonaise
Kumisolo - La Femme Japonaise © radio-france

Un phénomène tellement répandu que les Japonais ont inventé un terme pour le décrire, le « Sekkum Shinai Shokogun », littéralement le « syndrome du célibat ».

Selon un sondage effectué par l'Institut japonais des populations et de la sécurité sociale, 90% des jeunes femmes préfèrent le célibat au mariage.

Pourtant, le Japon a déjà un des taux de natalité les plus bas au monde : on compte 126 millions de Japonais aujourd'hui et on en comptera 1/3 de moins d'ici 2060.

Cette désaffection pour le mariage et les enfants est due au faitque les femmes ne veulent plus renoncer à leur carrière professionnelle au profit de leur famille, dans une société corsetée par la tradition .

Une expression très dure au Japon disait « le mariage est la tombe de la femme », allusion aux maîtresses qui éteignaient le couple. En 2014, on dit: « le mariage est la tombe de la carrière ».

La baisse du pouvoir d'achat et le prix de l'immobilier bloquent aussi 13 millions de jeunes chez leurs parents.

Dans ce contexte, les femmes indépendantes, ambitieuses, veulent donc vivre à plein leur autonomie: restaurants, amis, vêtements de marque et belles vacances…

Les perspectives d'avenir pour cette société japonaise sont dignes d’unesociété de science fiction . Un film raconte très bien ce phénomène sur les écrans en ce moment c'est « HER » de Spike Jonze. Une relation amoureuse avec une machine où les échanges numériques, calculés par un logiciel comblent le héros. Aujourd'hui, à Tokyo, les autorités surveillent avec anxiété sa population la plus jeune, les 20-30 ans, qui baignent dans les relations virtuelles au quotidien.

Pour les relations réelles, les Japonais ont un autre mot: « Mendokusaï », qui signifie « trop compliqué ». __

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