Plusieurs mouvements de grève ont eu lieu cet été, un nouveau devait avoir lieu aujourd’hui, levé in extremis hier soir.

A Londres, dans le métro, vous avez cette annonce qui tourne en boucle, pour vous prévenir qu’il y a un gros trou entre le quai et la rame : « mind the gap », « attention au trou ». Et bien là, c’est « mind the strike », « attention à la grève » qui aurait pu tourner en boucle. Jusqu’à hier soir en effet, on pouvait croire que le mouvement allait avoir lieu. Pas de grève, donc, mais une grosse tension.

Ce qui a provoqué cette grève, c'est la mise en place d'un service de « tube », comme on dit outre-Manche, qui roule toute la nuit. Avec, en prime, le wifi accessible partout et tout le temps. Se mettre dans les rails de New York, en somme, où le métro roule déjà 24h/24h. C’est une façon de renforcer l’attractivité de la capitale auprès des investisseurs. Une capitale qui vit jour et nuit donc, tout cela doit débuter le 12 septembre prochain.

Mais les syndicats ne l’entendent pas de cette oreille. Les trois principaux syndicats des transports sont unanimes: 2% d’augmentation de salaire et 2700 euros de prime annuelle ne compenseront pas le travail de nuit et les week-ends sacrifiés par les salariés.

Ils ont donc engagé un bras de fer très dur avec la TFL (Transport for London, la RATP de Londres), ce qui compromet sérieusement le coup de sifflet du 12 septembre pour les « tubes » de nuit.

Boris Johnson
Boris Johnson © Radio France / Anne Audigier

Pas de quoi perturber le maire de Londres, le blond Boris Johnson, dont la fermeté peut rappeler celle d’une certaine Margaret Tchatcher :

Je m’en fiche complètement de la date de démarrage. Je le veux cet automne. Je veux un métro la nuit. On le mérite. C’est ce que veulent les Londoniens. C’est immensément populaire. C’est une bonne chose pour l’économie.

A entendre le maire de Londres, les revendications des syndicats sont totalement illégitimes. Sauf qu’ils n’ont peut-être pas complètement torts de s’inquiéter. Dans le package du train de nuit il y a aussi toute une évolution des stations: fermetures des guichets et rames sans conducteurs. Un train peut en cacher un autre.

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