A midi aujourd’hui, vous en aurez peut-être en entrée pour le repas de Noël. Mais au fait savez-vous d’où vient le caviar ? Un palmarès des producteurs... surprenant !

Pour la plupart d’entre nous, le caviar, c’est forcément Petrossian, la Russie et les petits œufs noirs d’esturgeon de la mer Caspienne. Sauf que depuis 2008, il est interdit de pêcher l’Esturgeon sauvage en mer Caspienne, même l’Iran a donc été détrônée.

Les premiers producteurs au monde sont désormais Chinois, à qui les experts russes et iraniens ont transmis leur savoir-faire. Des Chinois talonnés de près par...

Les Italiens, deuxièmes producteurs au monde, grands maîtres eux aussi de l’aquaculture.

Des producteurs qui exportent même en Russie, qui ne fabrique plus assez pour sa consommation nationale. C’est la société Agro ittica juste à côté de Brescia à côté du Lac de Garde, qui produit le plus : 25 à 40 tonnes chaque année. Caviar lombard, donc. Dégusté aussi en plein ciel puisque la société distribue aux compagnies aériennes qui soignent leur classe affaire: Lufthansa, Thaï Airlines Singapour Airlines et toutes les compagnies des Emirats Arabes…

En troisième position on trouve qui ? On trouve… Les Français !

La route du caviar passe aussi maintenant par Gensac-La-Pallue en Charente, ou encore par Le Teich, en Gironde. Caviar d’Aquitaine, Mesdames Messieurs, et voilà la France 3ème producteur mondial.

La France qui, elle aussi, a bénéficié du revers de médaille de la mer Caspienne et s’est attelée il y a 20 ans aux fermes d’élevage sous l’impulsion d’une institution mal connue : c’est le CEMAGREF (le Centre National du Machinisme Agricole du Génie Rural des Eaux et des Forêts), qui a inventé la reproduction artificielle d’esturgeons.

Savoir-faire transmis aux entreprises, ce qui a même permis, un temps, aux Français, d’occuper la place de leader mondial… avant de se faire emprunter la technologie par les concurrents.

Le nouvel enjeu, maintenant, pour les Français c’est de pouvoir présenter leur caviar comme une marque à part entière et pas comme un sous-produit insipide de celui des Russes. Une IGP, Indication Géographique Protégée, est désormais à l’étude : « Caviar d’Aquitaine », dossier sera déposé en mars prochain.

L’autre enjeu, c’est que les supermarchés revoient leurs tarifs. A 280 euros le kilo, c’est vrai que, même à Noël, certains d’entre nous pourraient être tentés de préférer un bon vieux tarama ! Bonne dégustation !

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.