La chanteuse Rihanna l’a annoncé hier et nous en avons parlé dans les journaux sur France Inter , elle lance « Ma-Rihanna », sa propre marque de cannabis. Le début des ventes est prévuen janvier prochain dans le Colorado, l’un des états américains où la vente est légale.

Savez-vous qui elle va avoir comme concurrent direct ? Snoop Dogg , qui a lancé en avril dernier ce qui pourrait vite devenir « l’Uber de l’herbe ».

Imaginez une plateforme qui met en relation les vendeurs et les acheteurs de cannabis. Sa startup, Eaze , qui a levé dix millions de dollars il y a huit mois, c’est ça.

En septembre, dernier, il a également lancé l’encyclopédie du trois feuilles: Merryjane.comou tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur lespacecake et autres recettes. Vous y trouvez des témoignages des premières expériences, dernières déclarations des politiques sur la dépénalisation (en l’occurrence Sarah Palin ), une base de données sur les différents types d’herbe, et une application de localisation des lieux de ventes légaux.

L’un des tubes de Snoop Dogg s’intitule «Smoke weed everyday », « Fumez de l’herbe tous les jours ! » :

Snoop Dogg est en train de faire de cette devise une véritable industrie, avec un fond de capital-risque bien abondé (22 millions de dollars) pour investir dans toutes les entreprises de transformation de marijuana.

Au-delà des stars du show bizz, de nombreux sites se sont engouffrés sur ce marché. Des sites qui flairent la bonne affaire : Weedmaps , une sorte deTripadvisor mais pour les dispensaires où l’on peut aller fumer.

Ou cette start-up, Meadow , qui veut connecter les cultivateurs, les distributeurs les maisons médicalisées, les patients et leurs médecins. Ou encoreSpeed Weed, le Allo Pizza du haschich, qui aujourd’hui livre 200 commandes chaque jour et ne cesse de grandir.

Actuellement, tout le secteur fait tourner les têtes de nombreux investisseurs américains.

Un exemple : en avril dernier, Founders Funda mis plusieurs millions de dollars dansPrivateer Holdings, qui possède plusieurs entreprises spécialisées dans la marijuana.

Au-delà du Colorado et de l’État de Washington, le lobbying est donc intense pour pousser d’autres états à légaliser. Beaucoup voudraient notamment que la Californie fasse mieux qu’autoriser le cannabis à des fins thérapeutiques.

Moralité, disent les professionnels de la feuille, faire tourner un joint, c’est aussi faire tourner l’économie.

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