Deux personnalités, Xavier Niel,grand patron des télécoms et Laurent Ruquier, l’animateur télé, viennent d’investir dans une plateforme qui permet aux internautes de financer les YouTubers.

Si je vous dis Tipeee vous allez me répondre : Pocahontas et calumet de la paix. Mais non, ce matin, il ne s’agit pas de ça. C’est tentant, donc on va quand même filer la métaphore : Tipeee, c’est le Yakari des jeunes talents de YouTube et qui pourrait bien, un jour prochain, devenir leur grand chef à plumes.

Pourquoi ? Parce que Tipeee permet aux internautes qui le souhaitent de verser un pourboire aux créateurs de vidéos dont ils sont fans.

Certes, les jeunes refusent de payer pour visionner quoi que ce soit sur YouTube, plusieurs études l’ont prouvé. En revanche, ils sont assez favorables à l’idée de récompenser ce qui leur plaît.

Constat qui a donc poussé Michael Goldman à fonder Tipeee dérivé de l’anglais « tip » qui signifie « pourboire ».

Michael Goldman, qui est aussi, au passage, le fondateur de la plateforme de financement participatif que vous connaissez peut-être, My Major Company.

Si vous allez sur le site de Tipeee, vous trouverez donc différents types de projets, de rêve, de réalisations.

Celui de Charlie, qui réalise sur YouTube, son émission Revue du monde :

Et il y existe bien d’autres exemples encore. Le site revendique déjà 900 000 euros versés à 1.700 créateurs de contenu.

Xavier Niel, patron de Free
Xavier Niel, patron de Free © Maxppp / Christophe Morin

Comment Xavier Niel et Laurent Ruquier sont-ils arrivés dans cette aventure ? Goldman cherchait des Pygmalion : Xavier Niel avec son école « 42 », et Laurent Ruquier qui a fait émerger de nombreux jeunes talents à la télévision, avaient parfaitement le profil. Bref des personnages qui maîtrisent parfaitement le tam-tam.

Michael Goldman a donc démarché les deux hommes, qui ont accepté et tous deux ont versé 80 000 euros chacun. D’autres investisseurs devraient les imiter.

En attendant, Tipeee, c’est aujourd’hui un chiffre d’affaires de 50 000 euros et 200 000 euros attendus en 2016.

A titre de comparaison, aux Etats-Unis son grand frère, Patreon, collecte lui, déjà 1,5 million de dollars par mois (1,4 million d’euros).

Moralité : Tipeee est loin d’être un nuage de fumée. C’est la naissance d’un nouveau mode de financement de l’économie du web.

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