Après la sortie hier du 4e tome de Millénium , penchons-nous sur le matin sur le marché du polar.

Polars
Polars © corbis

Une ambiance gelée au nord de la Suède, les relations non moins "glaciaires" d’une grande famille bourgeoise : voilà le décor deMillénium, Tome 1,L’homme qui n’aimait pas les femmes .

Une enquête suivie de deux autres et une trilogie vendue à 80 millions d’exemplaires dans le monde pour 400 millions d'euros de recettes. Et je ne vous parle que des livres. C’est sans compter les recettes générées par ses quatre adaptations au cinéma, la déclinaison à la télévision et en bande-dessinée. Un marché juteux… enfin je veux dire… saignant.

En France, un éditeur a su tirer son épingle du jeu : Actes Sud .

Et plus précisément son côté obscur chez Actes Noirs . En 2004, son patron a payé entre 20 000 et 30 000 euros, pas plus, les droits de la trilogie. Quatre millions d’exemplaires vendus plus tard, il a dégagé une marge de 15 millions d’euros. Un bon investissement, comme qui dirait !

Il n’y pas qu’Actes Sud à qui profite le crime. Il se trouve que le marché des meurtres, des assassins, des séquestrations, de la drogue, des viols, des policiers véreux et des junkie addicts, est en très très bonne santé. Lignes de Fuite de John Harvey chez Rivages, Temps Glaciaires de Fred Vargas chez Flammarion en sont des exemples récents.

L’an dernier, 1 909 titres ont été publiés : soit 5% de plus qu’en 2013, selon l’institut GFK.

Un marché de 185 millions d’euros l’an dernier.

L’offre est foisonnante donc. Pour l’instant, le journal Les Échos a examiné à la loupe les maisons d’éditions qui se sont portées sur ce créneau, elles sont six :

  • La Martinière

  • Madrigall

  • Albin Michel,

  • Actes sud, on en parlait

  • Editis

  • et Hachette, qui vendent trois exemplaires sur quatre en édition de poche.

Des éditeurs encore rejoints par d’autres cette année, qui ont lancé cette année leur collection spécialisée dans l’homicide : Mercure noir chez Mercure, Noire tout court chez la Différence, Neo noir chez Gallmeister.

Conclusion : quand noir c’est noir, il n'y a plus d’espoir…

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