Lucy
Lucy © radio-france

En ce jour de sorties cinéma, focus sur le pays qui est le deuxième marché mondial du cinéma derrière les Etats-Unis : la Chine. A partir de demain et jusqu’à samedi, le Premier ministre Manuel Valls sera en visite en Chine avec des grands patrons français en escadrille.

Comme Scarlett Johansson, lui aussi il en a dans le ventre le cinéma Chinois : 36 % de ventes de billets en plus par rapport à 2013, soit presque 4 milliards d’euros de recettes.

La preuve, il a même été capable de digérer le film de Luc Besson, « Lucy », plus gros démarrage de film français en Chine c’était en octobre dernier :

Mais qu’un film français qui arrive à percer en Chine reste exceptionnel.

Et il ne faut pas s’emballer : le film n’est arrivé qu’à la 37ème position du box-office chinois, loin derrière les blockbusters américains et chinois.

Pour vous donner une idée, le premier film vu par les Chinois n’est pas exactement un film d’art et d’essai, ni les 100 premiers d’ailleurs.

Premier toutes catégories confondues au box-office: « Transformers 4, Age of Extinction » 250 millions d’euros réalisés en Chine.

En deuxième, troisième et quatrième positions, vous avez: « Breakup buddies », « The monkey king », « The taking of tiger mountain » et en cinquième position : « Interstellar » de Christopher Nolan.

D’ailleurs, si les Américains ont réussi à percer dans l’Empire du Milieu, c’est qu’ils tournent maintenant avec des stars chinoises au casting. C’est le cas pour « Transformers », dont le scénario se déroule même en grande partie en Chine.

Dans ce contexte, comment les Français peuvent-ils avoir la moindre chance de percer au box-office chinois?

Grâce aux co-productions franco-chinoises. Plusieurs exemples: « Le promeneur d’oiseaux » de Philippe Muyl ; le film d’animation « Les 108 rois démons » sorti la semaine dernière

  • ou encore « Le totem du loup » de Jean-Jacques Annaud, qui va sortir en Chine 12 février prochain. Une histoire de loups qui a demandé 8 ans de travail avec de vrais loups (mais ça c’est une autre histoire).

La seule issue est la coproduction, parce que les Chinois ont instauré des quotas drastiques pour les films étrangers: 34 films produits ailleurs ont droit de cité dans l’Empire du Milieu chaque année. Pour les Français, c’est en moyenne 7 par an.

Ces quotas doivent être renégociés en 2017, mais peut-être Manuel Valls pourrait-il en toucher un mot lors de son passage à Pékin. Surtout que contrairement aux Américains, les Chinois ne rient pas jaune devant les comédies françaises. Alors qu’elles ne s’exportent pas, mais alors pas du tout, aux Etats-Unis, les Chinois apprécient l’humour d’un Dany Boon. Il faudrait peut-être que Manuel Valls l’emmène dans l’avion demain!

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