Une révolution se prépare dans le métro londonien: la ville prévoit un service 24 heures sur 24, le week-end, à partir de 2015.

Barbican Tube (métro à Londres)
Barbican Tube (métro à Londres) © Arpingstone

Vous allez pouvoir danser jusqu'au bout de la nuit, tous les week-ends, à Londres, à partir de 2015. Du vendredi matin au dimanche soir, vous pourrez prendre votre métro à la station Waterloo. Plus besoin d'attraper un bus ou un taxi. Vous sortirez, et rentrerez quand vous voulez, sur les 5 lignes principales. Tout cela avec, en prime, le wifi accessible partout, tout le temps.

L'idée, c'est de renforcer l'attractivité de la capitale auprès des touristes bien sûr, mais aussi de faire tourner l'économie londonienne, d'attirer les investisseurs et tout cela jour et nuit. Londres se met donc dans les rails de New York avec, évidemment en tête, de faire comme l'Américaine, à terme, un métro 24h sur 24h, toute la semaine.

Une bonne nouvelle qui s'accompagne cependant d'une moins bonne : fini les vendeurs de tickets. Le maire de Londres Boris Johnson l'a annoncé: 950 postes supprimés. L'intérêt, a-t-il expliqué, c'est d'économiser 270 millions de livres soit près de 324 millions d'euros sur les 5 prochaines années. En revanche, 200 postes seront créés grâce au service du week-end donc, dit-il, ça ne fait que 750 supprimés au total. Des départs à la retraite pour l'essentiel.

La nouvelle a évidemment été mal accueillie par les syndicats. Le leader d'un des principaux syndicats, le TSSA, a traité le maire de Londres "d'hypocrite du siècle".

Ce qui ne passe pas, c'est la fermeture des 240 guichets.

A la place la TFL, la RATP de Londres, propose des agents mobiles qui passeront d'une station à l'autre avec des petites tablettes. "Boris Johnson laissera en héritage le métro le plus cher du monde et l'un des moins bien surveillés" dénonce donc le syndicat, qui voit aussi d'un très mauvais œil les projets commerciaux qui commencent à se développer pour combler le vide laissé par les guichets.

Amazon, par exemple, serait déjà en embuscade pour en faire des points de retrait de colis.

La marque de shopping en ligne ASDA aurait également des projets. Un système qui permettait de récupérer ses courses stockées sur les parkings de plusieurs stations de métro.

Donc vous voyez, les idées foisonnent, et les détracteurs pourraient bien donner de la voix…

Les menaces de grève fusent. La dernière a eu lieu il y a 3 ans, en 2010.

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