Et si on réparait au lieu de jeter? Dans les Alpes Maritimes à Sofia Antipolis à côté d’Antibes, l’obsolescence programmée n’est pas forcément une fatalité.

Dans les « repair cafés » des bricoleurs amateurs redonnent une seconde vie aux objets du quotidien.

débat au sénat sur l'obsolescence programmée des produits
débat au sénat sur l'obsolescence programmée des produits © reuters

Ce matin, imaginez que la journée commence mal. Votre cafetière tombe en panne. Votre fer à repasser ne chauffe plus. Votre sèche cheveux vous joue des tours.Et l’imprimante refuse de sortir la moindre goutte d’encre. Quel est votre premier réflexe? Vous jetez. Cafetière, fer à repasser, sèche-cheveux, imprimante. Tout ça à la poubelle.

Sachez que jeter et racheter, n’est pas forcément l’ultime recours. Prendre un tournevis, ouvrir l’objet, comprendre comment il fonctionne, remplacer une pièce : un groupe de réparateurs bénévole a décidé de le faire pour vous. Un peu comme des forains, ils s’installent à Sofia Antipolis, dans une salle municipale, un lycée une école. Ils réparent vos objets. Et surtout ils vous apprennent à réparer.

Au delà du côté pratique, il y a une réflexion sur notre société de consommation.

Pour Philippe Caner, chef d’entreprise à la retraite, il est essentiel de revoir notre lien aux objets.

D’abord parce qu’en jetant on pollue.Banal à dire, mais sachez que seulement 23% de ce qui est jeté dans les déchetteries est réutilisé. Ce qui veut dire 77% qui reste dans le sol. Selon lui, c’est aussi une question de philosophie.

Au consommateur de revoir sa manière de consommer, peut être, mais c’est aussi à l’industriel d’augmenter la durée de vie de ses produits non?

On connaît tous « l’obsolescence programmée » cette stratégie des constructeurs qui consiste à réduire l’espérance de vie des objets. Objectif: nous amener à VOULOIR consommer l’appareil dernier cri. Chez certains le concept est même très étudié. Exemple:ce constructeur de téléphone qu’on ne cite plus et qui utilise des vis spéciales qui vous empêchent de démonter l’appareil pour, par exemple, accéder à la batterie.

En septembre dernier, le groupe Europe Ecologie Les verts a donc essayé de faire passer une proposition de loi pour faire de l’obsolescence programmée un délit.

La loi condamnait à 37 500 euros d’amende et 2 ans de prison l’industriel reconnu coupable d’avoir utilisé le stratagème.

Et la sanction était accompagnée de deux exigences:

  • Une extension de la garantie des objets de consommation de 5 à 10 ans.

  • L’obligation pour les fabricants à mettre à disposition les pièces détachées pendant 10 ans.

Mais la loi n’est pas passée. En Belgique en revanche, le Sénat, lui, a adopté une résolution similaire en 2012.

Alors en attendant que la France s’inspire des Belges, vous avez quelques sites utiles si vous ne voulez pas renouveler votre matériel trop souvent: l’un d’entre eux « garantie5ans .com » Outillage Jouets Loisirs Véhicules. Le site vous oriente vers les objets qui ne vont pas vous rester sur les bras trop vite…

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