La semaine prochaine, le 7 mars, la Commission Européenne va devoir décider si elle renouvelle ou non l’autorisation du glyphosate - cette substance active utilisée dans les pesticides - pour 15 ans supplémentaires. Une semaine après le rappel de plus de 3000 protège slips qui en aurait contenu des traces, cette décision intervient en pleine polémique sur ses dangers pour la santé. Ce qui pourrait faire les affaires de Monsanto

Alors feu vert ou pas pour le glyphosate? Apparemment le "oui" serait sérieusement dans les tuyaux.

Nos confrères du Guardian ont lu le texte de la nouvelle règlementation, et d’après eux c’est bien engagé.

La mise en garde du Centre International de Recherche sur le Cancer a été évacuée comme une mauvaise herbe. Tout comme le carton rouge brandi encore la semaine dernière par 16 scientifiques.

Monsanto l’avait bien dit : de toutes façons le glyphosate c’est aussi inoffensif que du sel de table !

D’ailleurs si la Commission Européenne donne son autorisation, rien ne pourrait faire plus plaisir à Monsanto.

Car le glyphosate, c’est ce qui compose le Roundup .

Et le Roundup , c’est LE désherbant Monsanto : son produit phare.

Or depuis plusieurs mois maintenant la situation s’assombrit pour Monsanto . Côté semences transgéniques, les ventes se sont recroquevillées. La multinationale ne fait pas assez de profits donc pour maintenir les effectifs.

Résultat : Monsanto a décidé de supprimer 3600 emplois dans le monde.

Ce qui représente 16% des effectifs globaux réduits d’ici à 2018.

Et il y aura aussi des fermetures de sites.

Il faut dire que Monsanto met le prix pour redessiner son paysage…

Cette restructuration qui devrait lui coûter plus d’1 milliard d’euros dont 837 millions d’euros en indemnités de licenciement.

la maïs Monsanto avait été mis en cause dans l'étude
la maïs Monsanto avait été mis en cause dans l'étude © PHOTOPQR/L'ALSACE

Ce qui a amené Monsanto sur un autre créneau : le bio ! Oui, Monsanto se met au vert !

Et pour ça, il s’est même trouvé un partenaire, qui porte le joli nom de Novozyme. Pour faire simple il s’agit de cultiver des micro-organismes, des bactéries et des champignons pour se débarrasser des parasites.

Moralité aujourd’hui grâce à Monsanto, un agriculteur peut avoir les pouces verts et pas au sens propre.

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