La 30ème édition du Festival automobile international se termine dimanche avec l’exposition Concept cars et design automobile aux Invalides, à Paris. Le Salon Rétromobile démarrera, lui, le 4 février. L'occasion de parler de voitures et plus précisément de ce nouveau rebondissement dans le retour de l’Alpine Renault.

Un drap qui se soulève dans un garage souterrain, et qui dévoile un bolide aux couleurs bleues électriques et aux phares tout ronds. Le pilote Jean Ragnotti, super coureur automobile des années 70 et 80, met son casque au ralenti, un vrombissement et course folle sur des routes de montagne enneigées : c’est la dernière publicité visible en ligne de cette voiture mythique, celle qui annonçait sa réédition il y a plus de 2 ans.

Une histoire d’amour, une rupture et finalement, on en est là : la décision de se refaire, mais tout seul.

En 2012, fiançailles en grande pompe, à Boulogne-Billancourt : Carlos Ghosn, patron de Renault , annonce qu’il fabriquera l’Alpine avec l’anglais Caterham (la voiture de la série télévisée Le Prisonnier). Sauf qu’en fait, ce n’est pas tout à fait son idée à lui, Carlos Ghosn, mais à son numéro 2, Carlos Tavares, un fou de voitures de sport. Du coup, quand Tavares claque la porte de Renault pour passer chez Peugeot, son rêve de résurrection de l’Alpine tombe à l’eau.

Aaujourd’hui, Carlos Ghosn reprend l’idée à son compte, apparition promise, pour fin 2016: prix de départ 50.000 euros

Et il existe un marché pour ce type de bolides. Pas seulement en Europe, mais aussi au Japon, où l’on trouve des clubs de fans de la marque, et en Russie.

Dans le même genre, L’Alpha Roméo 4C (dont vous ne pouvez pas dire qu’elle en a sous le capot, parce qu’elle a son moteur dans le coffre) produite par Fiat, s’est tellement bien vendue que sa production a été doublée l’an dernier.

Même succès de la Porsche Caïman.

Donc oui, il y a un marché à prendre. Quand on vous dit qu’il n’y a pas de crise…

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