Parmi les énergies vertes que le gouvernement soutient officiellement, il y a bien évidemment l’éolien. Sauf que ce secteur se retrouve face à un adversaire inattendu, c’est l’armée.

Vous êtes plutôt radars ou plutôt pales ? Entre sécurité environnementale et sécurité tout court, vous choisissez quoi? La question peut sembler incongrue. Et pourtant, c’est ainsi qu’elle se pose en France.

Pourquoi ? Parce que l’armée bloque de plus en plus de projets de fermes éoliennes, qui perturberaient les fréquences des radars.

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éoliennes ©

Les pales engendreraient de faux échos, qui désorienteraient les hélicoptères et les avions de chasse quand ils volent bas.

Et d'autant plus que les éoliennes auraient grandi ses dernières années : 150 mètres de hauteur.

L’armée dispose d’un droit de refus sur l’ensemble du territoire français, elle s’en est donc beaucoup servi depuis 2 ans.

Aujourd’hui, selon le Syndicat des énergies renouvelables et l’association EOLE, on compte donc entre 4000 et 6000 mégawatts de projets gelés en raison de l’armée, notamment en Bretagne.

Mais les syndicats, eux, jugent l’argument fallacieux.

Le vent, disent-ils, n’aurait jamais désorienté un radar, comme il n’a jamais rendu fou un oiseau migrateur, ni fait tourner le lait des vaches, autres arguments avancés successivement depuis des années par le lobby anti-éolien.

Des exemples à l’étranger semblent d’ailleurs aller dans ce sens. Au Danemark par exemple. Là-bas, à 3 kilomètres de l’aéroport d’Aalborg et d’une station radar : 425 éoliennes, ou encore une ferme éolienne maritime juste en face d’une base militaire.

En Allemagne, on a résolu le problème autrement, en remontant le plafond des zones de survol des avions de l’armée de 120 mètres.

En France, les deux Ministres concernés, Ségolène Royal et Jean-Yves le Drian, sont à la recherche d’un traité de paix.

Un rapport a été demandé au directeur de la circulation aérienne militaire qui doit être remis avant la fin de l’année.

Moralité: Brasser de l’air est un vrai enjeu de sécurité nationale.

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