Luc Besson, le cinéaste, va finalement pouvoir tourner son Valérian en France. Car Fleur Pellerin va proposer tout à l’heure en Conseil des Ministres l’extension du crédit d’impôt cinéma.

Luc Besson
Luc Besson © MaxPPP

Il peut dire merci à la Ministre de la Culture, Luc Besson, puisque son film pourra bien s’appeler : Valerian, The City of the Thousand Planets , en anglais s’il vous plaît.

Il pourra bien avoir pour starsDane DeHaan et Cara Delevingne , un Américain et une Anglaise qui joueront… en anglais, forcément.

Luc Besson touchera quand même son crédit d’impôt en France... Depuis plusieurs mois, Besson criait à l’injustice :

« J’ai droit à 0 parce que le film est en anglais

et j’ai droit à 0 en tant que film étranger parce que moi le producteur, je suis français ». Il menaçait donc d’aller planter ses caméras en Hongrie, où les tarifs sont plus avantageux.

Une menace qui a donc fini par peser sur le choix de la Ministre. Un tournage gigantesque à 170 millions d’euros avec 1200 intermittents occupés pendant plus de six mois : Fleur Pellerin y a regardé à deux fois.

Il faut dire que Besson ne cache pas son ambition: Valerian, ce sera, dit-il, son Star Wars .

Et puis le lobbying s’est fait de plus en plus fort. La semaine dernière c’est la sérieVersailles produite par le groupeZodiak qui menaçait de prendre le Thalys pour aller tourner en Belgique, un autre pays très attractif en matière fiscale. Pour la première saison, la série avait pourtant déjà obtenu un crédit d’impôt de 2,5 millions d’euros, mais visiblement ce n’était encore pas assez.

Sur le montant total de ses dépenses, Luc Besson va pouvoir déduire 30%. En sachant que le crédit d’impôt sera plafonné à 30 millions d’euros. Avant, cette faveur n’était réservée qu’aux films qui coûtaient bien moins: entre quatre et sept millions d’euros, ce qui a expliqué notamment pourquoi, tout dernièrement, Les Visiteurs 3 a été tourné en Tchéquie.

Il y a quand même une réserve à ce cadeau fiscal: il faudra que le tournage dans une autre langue que le Français soit justifié. Et puis, il y a une autre réserve à justifier, ce serait que les cachets des acteurs étrangers ne soient pas inclus dans le crédit d’impôt.

Ce serait le comble que le salaire de Cara Delevigne entraîne une ristourne d’impôts en France, alors qu’elle déclare ses revenus en Grande-Bretagne.

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