Que se passerait-il dans votre corps Nicolas si vous aviez les moyens de sauter dans un trou noir, de dévaler les chutes du Niagara dans un tonneau, ou si vous vous colliez la tête contre un aimant très puissant ?

Le physicien américain Paul Doherty et l’écrivain Cody Cassidy se sont attaqués à ces questions fondamentales dans un ouvrage « Être avalé par une baleine et autres façons improbables de mourir ». En choisissant  les scénarios des morts les plus absurdes, ils explorent les phénomènes physiques à l’œuvre lorsque le corps humain est soumis à rude épreuve. 

Un prétexte pour explorer des notions de physique, d’astronomie ou d’anatomie au cœur de situations très iconoclastes

Prenons ce qui a inspiré le tire du livre, être avalé par une baleine. Si l’ancien testament raconte que Jonas a passé trois jours dans le ventre d’un cétacé avant d’être recraché en bonne santé sur le rivage, les biologistes de la vie marine vous déconseillent fortement de tenter l’expérience sous peine de vous retrouver écrasé sous le poids de la langue de la bête qui peut dépasser les quatre tonnes! Et même si la baleine préfère nettement les organismes microscopiques au goût de la chair humaine, c’est le méthane qui finirait par vous asphyxier une fois arrivé dans le ventre de la créature flatulente. 

Mais il existe des façons de mourir encore plus insolites…

Un saut dans un trou noir par exemple qui serait sans doute la manière la plus spectaculaire de finir votre vie en goûtant aux sensations de l’espace intersidéral à la vitesse de la lumière soit environ 300 000 km/ secondes. A l’approche du trou noir votre corps se mettrait à s’étirer sous les effets des forces gravitationnelles. Vous seriez écartelé comme si deux trains vous étiraient dans des directions opposées et réduit en morceau jusqu’à ce que vous ressembliez  à un chapelet d’atomes fonçant droit vers la singularité !

Des originaux ont aussi expérimenté des situations très improbables. Telle Annie Edson Taylor, qui a décidé en 1903 de devenir la première personne à descendre les chutes du Niagara dans un tonneau. Arrivée indemne la miraculée déclara :

Je préfère encore me mettre devant la bouche d’un canon plutôt que de retenter l’expérience 

Et puis il y a cet apiculteur qui après s’être fait piquer les testicules par une abeille particulièrement aventureuse a décidé d’établir une échelle pour préciser le pire endroit pour la douleur. Après s’être fait volontairement planter le dard dans 25 parties différentes de son anatomie, le verdict est tombé : l’effet du venin serait particulièrement violent sur le visage, le pénis et l’intérieur de la narine. On veut bien le croire… 

Si vous souhaitez savoir comment réagirait votre organisme si vous décidiez de ne plus jamais quitter votre lit, si vous vous retrouviez dans un accélérateur de particules, ou coincé dans la gueule d’un requin, cet ouvrage « Être avalé par une baleine et autres façons improbables de mourir » vient de paraître chez First éditions. 

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