Aujourd’hui s’ouvre à Madrid la COP 25, l’occasion de faire le point sur les mesures nécessaires pour faire face au réchauffement climatique.

Manifestation pour le climat,  le 29 Novembre 2019 à Leipzig (Allemagne)
Manifestation pour le climat, le 29 Novembre 2019 à Leipzig (Allemagne) © Maxppp / Sebastian Willnow/dpa/picture-alliance/Newscom

C’est parti pour 11 jours de discussions entre les pays signataires de l’Accord de Paris à l’occasion de cette 25e réunion annuelle de l’ONU sur le climat. #TimeForAction : le slogan de cette COP 25 est clair comme de l’eau de roche : plus moyen de faire autrement que d’agir si l’on veut décarboner la planète et contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C. 

Une conférence qui se déroule sur fond d’urgence climatique et de pression citoyenne avec les derniers rapports scientifiques alarmants concernant la multiplication des catastrophes météo, la fonte des glaciers et l’effondrement de la biodiversité.  

Autant dire que les décideurs ne peuvent plus tergiverser et qu’ils vont devoir être très ambitieux pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et nous éviter le pire. 

La semaine dernière le Programme des Nations unies pour l’environnement lançait un véritable avertissement en écrivant qu’il est nécessaire d’abaisser de 7,6% les rejets carbonés dans les dix prochaines années pour contenir la température en dessous des 2°C.

Est-ce que nous en prenons le chemin ? 

Malheureusement non. C’est même tout l’inverse qui se produit puisque les émissions de CO2 continuent d’augmenter irrépressiblement. 

L’organisation météorologique mondiale vient d’annoncer + 1,5% en moyenne sur la dernière décennie. 

Les Etats sont donc actuellement très loin de la trajectoire fixée par l’Accord de Paris et nos sociétés doivent sans plus tarder prendre la mesure de l’enjeu climatique afin d’engager dans les prochaines années des transformations sociales et économiques majeures pour compenser l’inaction du passé. C’est ce que rappelait le rapport Brown to green 2019 de Climate Transparency il y a quelques jours.  Car les choses ne vont pas assez vite face aux impacts du réchauffement qui sont plus marqués que ce que l’on pensait.

Comment en arriver au zéro carbone en 2050 ? 

En agissant  sur les principales sources de gaz à effet de serre de chaque pays selon la structure économique et les infrastructures énergétiques individuelles comme le souligne l’économiste Céline Guivarch qui est membre du Haut Conseil Français pour le climat. 

En France par exemple, le secteur le plus émetteur de carbone est celui du transport. Il représente 30% de nos émissions, la moitié venant de nos voitures individuelles, l’autre du transport routier. Viennent ensuite le bâtiment, l’agriculture et l’industrie.

Selon le rapport des Nations Unies pour l’environnement, une action de grande ampleur pour sortir du charbon est d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments. Ce qui offrirait en outre des bénéfices à l’humanité en limitant la pollution de l’air, en améliorant la santé et en réduisant la pauvreté. 

On va donc regarder attentivement ce qui va se passe dans les dix prochains jours à Madrid à l’occasion de la COP 25. Et on en parle cet après-midi dans la Terre au Carré

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