Alors qu'on fêtera en juillet le cinquantième anniversaire du premier pas de l'Homme sur la Lune, 2019 va connaître pléthore de mission vers notre satellite..

Pour 2019, direction : Lune !
Pour 2019, direction : Lune ! © Getty / Michael Dunning

D'ici la fin de la semaine, les chinois vont se poser et rouler sur la face cachée grâce à un atterrisseur et un astromobile. Le lieu d'atterrissage de cette mission baptisée Chang'e 4 est inédit. Ni les Américains, ni les Russes n'ont posé d'engin de l'autre coté de notre satellite, celui qu'on ne voit jamais de la Terre. La fenêtre d'atterrissage est conditionnée par l'ensoleillement afin de permettre la charge des panneaux solaires de la sonde et du rover qui doit se déplacer.

Un lieu d'atterrissage inédit

Même si toute la Lune a été cartographiée, notamment par des sondes russes en orbite, le fait d'y poser des instruments scientifiques contribue à fournir de nouvelles informations. Les missions spatiales sont si complexes à réaliser qu'elles ne permettent que de petites avancées à chaque fois. Rien à voir avec ce qu'on peut faire sur Terre.

Cette cois-ci, dans le coffre du rover, il y a des graines de  pommes de terre et des œufs de vers à soie dont le développement sera scrupuleusement étudié.

D'ores et déjà, la Chine annonce Chang'e 5 pour la fin de l'année avec cette fois, le retour d'échantillons, ce qui n'a pas été fait depuis 1976.

L'Inde et Israël aussi

Engagée dans un programme spatial depuis 50 ans, l'Inde développe une approche low cost mais néanmoins efficace. Le premier objectif de l'année est un atterrisseur lunaire. Chandrayana 2 doit notamment forer le sol près du pôle Sud.

Israël est aussi sur les rangs. Finaliste du concours Google Lunar X prize, doté de 30 millions de dollars, une équipe d'ingénieurs israéliens avait été interrompue dans son élan parce que faute de gagnant dans les temps impartis, la compétition avait été interrompue par ses promoteurs. En Israël, les ingénieurs ont continué de travailler. Ils aimeraient voir leur robot rouler 500 m en autonomie en février prochain.

Moon villages européens

Les Américains, grands acteurs n'ont pas de projet finalisé pour cette année commémorative. La priorité est de décider d'une suite à l'ISS. D'où l'idée d'une petite station située en orbite de la Lune, un avant poste pour préparer l'exploration de Mars. 

Les Canadiens, les Russes et les Européens pourraient s'associer à l'entreprise. Le patron de l'Agence Spatiale Européenne, Jan Woerner, voit plus loin : l'installation d'une base permanente sur la Lune. 

Pas d'échéance toutefois pour ce moon village. Il porte en lui une charge symbolique, comme ce projet exotique "Sanctuary" né dans la tête d'une équipe de scientifiques internationale. Il s'agit de déposer d'ici quelques mois sur la Lune  17 disques de saphir gravés de textes, d'images, de données codés, de photographies d'humains et de deux génomes (masculin, féminin). 

Des informations décodables pour les futurs visiteurs de la Lune et conçues comme un témoignage de notre humanité. 

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