Selon un organisme de conseil et de formation sur la transition énergétique, isoler les combles ou changer les fenêtres ne suffira pas pour lutter contre les passoires énergétiques. Explications et solutions.

Isolation thermique du toit
Isolation thermique du toit © Getty / Westend61

Nous en parlions lundi dans cet édito, l’amélioration de l’efficacité énergétique représente l’un des leviers les plus efficaces pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, le secteur de la construction étant l’un plus émetteurs de CO2. On assiste donc à une forte incitation aux économies d’énergie du quotidien et l’objectif pour la France est de faire rénover d’ici à 2050, l’ensemble des 35 millions de logements de l’hexagone pour qu’ils puissent prétendre au label « bâtiment basse consommation » 

Mais selon l’Institut Négawatt, un organisme de conseil et de formation sur la transition énergétique, isoler les combles ou changer les fenêtres ne suffira pas pour lutter contre les passoires énergétiques parce que le prix de l’énergie augmente en moyenne de 4% par an et que pour parvenir à faire des économies sur le long terme, il faudrait prendre en compte l’ensemble de la maison en ayant une vision globale des travaux avant de les lancer. 

Selon NegaWatt, aucune habitation n’est à ce jour, devenue performante à terme grâce à une isolation par étapes

L’association précise que les aides actuelles de l’État pour la sortie de la précarité énergétique visent une baisse de la  consommation de chauffage de seulement 25% (contre 75% attendue en 2050). 

Même si elles parviennent à des baisses de 40% en moyenne, ces aides ne conduisent les ménages à l’équilibre financier que pour quelques années seulement entre l’investissement liés aux travaux et la facture d’électricité.

C’est donc l’augmentation des prix de l’énergie qui condamne ces ménages à retomber dans la précarité sans possibilité d’investir de nouveau dans le logement. 

Une rénovation complète de la maison coûte-t-elle cher ? 

En effet, ces investissements dépassent souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros. Mais la stratégie de rénovation en une seule fois ne serait pas réservée aux ménages aisés toujours selon NegaWatt dans un rapport publié l’année dernière. 

Elle permettrait au contraire de mettre en place un nouveau modèle économique et financier qui rend la rénovation performante et accessible à tous, y compris à la plupart des familles qui dépensent plus de 10% de leurs revenus pour se chauffer. 

Des retours d’expérience de rénovations complètes montrent que ces travaux ambitieux rendent possible la transformation des factures de chauffage en mensualités de prêt d’un montant équivalent, tout en atteignant la performance visée au niveau national, sur des durées de prêt raisonnables.

Par exemple, pour une maison dont la facture de chauffage avant travaux est de 208 € par mois sur l’année, la rénovation, peut permettre à un foyer de baisser sa facture à 27 € et de rembourser un  emprunt sur 15 ans à raison de 130 € par mois. C’est un cas idéal mais réel. 

Pour en savoir plus sur la rénovation énergétique je vous donne rendez-vous cet après-midi dans la Terre au Carré, vous pourrez poser toutes vos questions à mon invité qui est spécialiste du sujet. 

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