Il s’appelle Terence Tao. Son nom ne vous dit sans doute pas grand-chose et pourtant ce mathématicien australien de 42 ans est considéré comme l’homme le plus intelligent du monde, eu égard à un QI stratosphérique qui atteint les 230, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité.

Il s’appelle Terence Tao. Son nom ne vous dit sans doute pas grand-chose et pourtant ce mathématicien australien de 42 ans est considéré comme l’homme le plus intelligent du monde, eu égard à un QI stratosphérique qui atteint les 230, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité. A titre de comparaison le QI moyen d’un individu est situé autour de 100 et celui d’Albert Einstein a été estimé à … « seulement » 160. 

Terence Tao, également surnommé le Mozart des maths, bat donc tous les génies à plate couture 

Et l’histoire raconte que cet enfant précoce, a appris seul la lecture, dès l’âge de 2 ans, en regardant 1 rue Sésame à la télé. Comme quoi la vie est très injuste Nicolas, car malgré des heures passées devant Casimir et Goldorak, personne ne m’a jamais demandé d’évaluer mon intelligence !     

Terence lui collectionne les plus grands Prix comme on collectionne les images Panini et il y a trois ans, il est parvenu à élucider un problème mathématique « la conjecture de la discrépance» sur lequel bloquaient tous les mathématiciens depuis 80 ans. Par délicatesse pour vos cerveaux fragiles, je vous épargnerai ici l’explication de la discrépance. 

230 de QI c’est très impressionnant mais peut-on résumer l’intelligence à un chiffre ? 

C’est tout le problème de ces tests de mesures des capacités intellectuelles avec leur chiffre implacable – le QI- qui classe les individus comme on calibre des tomates. Or beaucoup de psychologues s’élèvent pour dire que ces tests standardisés oublient certains champs de l'intelligence et qu’il est urgent de prendre aussi en compte l’intelligence émotionnelle, relationnelle, la créativité, la motivation et même l’humour. Les tests actuels n’évaluant que la logique, la compréhension et l’aptitude à l’analyse.

Cependant, selon le psychologue et mathématicien Nicolas Gauvrit, plus d’un siècle après leur invention, ces tests restent une valeur sûre lorsqu’on veut mesurer une forme particulière d’intelligence à un moment donné. Et d’ailleurs les résultats évoluent peu au cours de la vie. En 2000, la plus longue étude de suivi jamais réalisée, a été menée sur des Écossais à l’âge de 11 ans puis 60 ans plus tard. Ils montrent une stabilité du QI entre l'enfance et la fin de la vie. 

Ces tests restent donc assez fiables.  

Oui car ils obéissent à des règles très précises. Mais il est vrai qu’avec ses accents de science exacte, le QI enflamme vite les esprits : depuis les parents qui découvrent qu’ils possèdent un génie à la maison, les enfants à haut potentiel ; jusqu’aux études affirmant que le QI des occidentaux est en chute libre. Et même si des travaux sur les perturbateurs endocriniens semblent indiquer des effets délétères sur le cerveau, il faut relativiser cette baisse du QI après des décennies où l’effet Flynn montrait une élévation constante du QI sur plusieurs générations. 

Alors, même si la route est longue avant de pouvoir un jour égaler le Quotient intellectuel de 230 de Terence Tao, la baisse du QI dans nos pays, ne fait pas pour autant de nous tous une bande de crétin.   

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