Ce matin dans l’édito carré, l’amitié se voit dans nos cerveaux.

Oui et c’est une étude publiée dans la revue Nature Communication qui révèle qu’avoir un bon copain, ça s’explique en observant l’activité de ses neurones. 

Dans la vie, nous avons tous l’intuition que les personnes dont nous sommes proches, sont celles avec lesquelles nous partageons de nombreuses similitudes. Ces liens se construisent en général entre des individus du même âge, du même sexe et de la même origine ethnique. Et même si vous trouverez toujours des exemples pour contredire cette affirmation, les études montrent, qu’en très grande majorité, les groupes humains entretiennent des relations privilégiées avec les personnes qui leur ressemblent. 

Et bien les neurosciences sociales confirment cette intuition  et vont même plus loin grâce à une expérience réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles. 

Il s’agit de la première étude du genre à examiner au niveau cérébral « l’homophilie », ce phénomène qui exprime l’attirance amicale pour les personnes similaires à soi-même.

Et comment ont procédé les scientifiques pour mener cette expérience ? 

Et bien pour tester « l’amitié » de ces Montaigne et La Boétie modernes, les chercheurs ont d’abord caractérisé le réseau social de 250 étudiants qui ont d’abord dû préciser avec qui ils étaient amis.

Ces étudiants ont ensuite été invités à regarder plusieurs vidéos dans des genres très différents qui allaient de la comédie, aux documentaires en passant par des débats. Ces films devaient refléter non seulement diverses situations de la vie sociale, mais aussi provoquer des réactions, des émotions et des opinions variées. 

Pour observer les réponses mentales des étudiants, les expérimentateurs ont utilisé l’IRM, l’Imagerie par résonance magnétique, qui scannait leurs cerveaux pendant le visionnage des vidéos afin d’explorer les zones concernées dans le traitement de l’attention, de l’émotion et de la cognition. 

Ce qui est pratique avec l’IRM lorsque vous l’utilisez, c’est que le cerveau s’anime comme un sapin de noël. 

Si les connexions de neurones s’allume de la même manière chez deux individus, cela signifie en gros que leur cerveau fonctionne pareil. 

Alors, résultats de cette étude Mathieu ? 

Et bien en croisant toutes les données, les scientifiques ont vu que les étudiants qui étaient amis dans la vie percevaient et répondaient de façon exceptionnellement semblables aux vidéos ; donc au monde qui les entourent. Leurs neurones réagissaient aux mêmes stimuli. 

Les amis ont donc en commun des processus de pensées qui les font voir, interpréter et réagir émotionnellement de la même manière. Et lorsque les chercheurs ont observé des degrés de relations amicales très éloignées, les circuits de neurones n’étaient plus du tout connectés. Les ampoules des guirlandes ne s’allumaient plus.  

La question à laquelle ne répond pas l’étude c’est de savoir si le fait d’avoir un sapin de noël neuronal qui brille de la même manière, est une cause ou une conséquence de l’amitié ? 

Qui se ressemble s’assemble ou est-ce le contraire ? 

En attendant d’avoir la réponse n’oubliez pas désormais qu’une amitié solide ça vous fait clignoter pareil du cerveau et que c’est beau comme une IRM ! 

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