Aujourd'hui, une initiative en faveur du bien-être animal. Est arrivé hier dans une enseigne de produits biologiques l’œuf éthique, l’œuf qui respecte la poule.

Dans le limousin, une maison de repos pour poules pondeuses a été créée où elles peuvent pondre à leur rythme
Dans le limousin, une maison de repos pour poules pondeuses a été créée où elles peuvent pondre à leur rythme © Getty / Westend61

« L’œuf qui ne tue pas la poule », pour reprendre le slogan qui figure sur la boîte vendue… 6 euros ! Alors j’entends déjà certains d’entre vous pousser des cris d’orfraie à l’idée de se voir infliger la dernière nouveauté débarquant de la planète bobo ! Mais laissez-moi quand même vous narrer l’histoire de ces jeunes entrepreneurs qui ont créé « Poulehouse », une start-up respectueuse du bien-être des poules. Et cocorico, cette idée est française !

Notre pays compte à l’heure actuelle 47 millions de poules pondeuses

Chacune d’entre elles étant sommées de donner plus de 300 œufs par an ! Et saviez-vous qu’au bout de 18 mois, toutes les poules – même bio – sont « réformées » ? Terme pudique pour dire qu’elles sont renvoyées dans les bras de la grande faucheuse. Et pourtant, physiologiquement, elles sont toujours capables de pondre des œufs, même si ça prend plus de temps.

Mais les industriels sont pressés que les œufs arrivent et préfèrent aller s’en faire cuire...

L’idée exacte de cette entreprise est de créer un nouveau modèle de production. Après l’élevage en cage aux conditions déplorables, l’élevage au sol, en plein air et en bio, voici un cinquième modèle possible, le « sans souffrance ». 100 millions de poules sont tuées chaque année car plus assez productives. Lorsque l’on sait qu’une poule laissée à l’air libre à une espérance de vie moyenne de plus de six ans, voyez l’ampleur du gâchis.

L’idée de Poulehouse, c’est de travailler avec des éleveurs bio qui s’engagent à ne pas envoyer les poules à l’abattoir. La société rachète ensuite les poules pour les laisser pondre à leur rythme. Et pour cela, ils ont créé dans le Limousin « la Maison des poules », un refuge pour gallinacées, géré par Elodie Pellegrain… ça ne s’invente pas !

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