Alors que pour la première fois au monde, le célèbre médicament contre les dysfonctions érectiles va être mis en vente libre au Royaume-Uni en 2018; le Sunday Times, il y a 4 jours rapportait une savoureuse histoire dans ses colonnes.

Une sorte de version moderne de la légende celte du philtre d’amour de Tristan et Iseult mais cette fois ci à la sauce viagra. 

Titre de l’article : « Le village irlandais du Viagra à RingasKiddy se rit de la concurrence britannique ».

Si les habitants de cette bourgade du Sud de l’Irlande se gaussent de l’arrivée du Viagra dans les pharmacies Britanniques, c’est parce qu’ils affirment que depuis l’implantation chez eux il y a 20 ans de l’usine Pfizer qui produit la petite pilule bleue ; les hommes du village auraient une libido beaucoup plus intense que la normale. Et les responsables seraient : les vapeurs de l’usine ! 

Sadie, une coiffeuse blonde et vive déclare sans sourciller au Times que le village reçoit gratuitement depuis des années les fumées d’amour des cheminées de l’usine et que depuis la mort de son mari il y a plusieurs années, elle n’est jamais restée seule. De son côté, Debbie, l’employée d’un bar, est formelle : « une bouffée d’air frais et vous êtes raide ». 

Des habitants affirment que le viagra s’est diffusé dans l’eau, lorsque d’autres prétendent que le village aurait connu un baby-boom dès l’année qui a suivi la mise en service de l’usine. On raconte aussi que des jeunes hommes du village auraient l’habitude de se tenir face au vent pour respirer profondément les volutes de viagra. 

Et personne à Ringaskiddy n’est épargné par le phénomène… même les chiens seraient connus pour se promener dans les rues dans un intense état d’excitation sexuelle. 

Aucun scientifique se s'est encore penché sur la question. Mais le porte-parole du laboratoire Pfizer, a réagi à cette histoire en parlant d’un mythe et en assurant que les processus de fabrication étaient très sophistiqués et hautement réglementés. On serait quand même très heureux que des chercheurs se mettent à étudier le phénomène. 

Quoiqu’il en soit le viagra est souvent cité en science pour décrire la notion de sérendipité qui est le fait de réaliser une découverte scientifique de façon fortuite. 

Car au départ la pilule bleue n’était pas destinée à redonner de la vigueur aux verges paresseuses. 

Non, elle était testée pour traiter l’angine de poitrine. Et c’est au cours des essais cliniques de phase 1, que les chercheurs se sont rendus compte d’une petite anomalie chez les hommes ayant pris du Sildénafil, le nom de la molécule. 

En 1998, le Viagra sort aux Etats-Unis et l’année suivante en Europe. Les ventes sont gigantesques et ont rapporté plus de 2 milliards de dollars à Pfizer faisant de son médicament star le premier traitement du dysfonctionnement érectile ! Et ça ce n’est pas une légende irlandaise.  

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