Ce matin dans l’édito carré de mauvaises nouvelles pour les voyageurs lunaires ! Je ne sais pas Marc si ça vous tenterait un jour d’aller planter votre tente Quechua dans la rondeur d’un cratère de lune...

Mais vous savez que notre satellite est quasiment à portée de fusée puisque sa distance avec la terre est en moyenne de 350 000 kilomètres. 

Et pourtant depuis la dernière mission Apollo en 1972, aucun bipède n’a eu la chance de revoir un clair de terre. 

Mais de l’eau a coulé sous les ponts célestes et il semble qu’aujourd’hui de nombreux pays se bousculent pour y envoyer un équipage et y planter son drapeau. Sur le papier tout cela est très excitant sauf que dans les faits ce sera bien plus coton. 

En effet, selon une étude menée par une équipe de l’école de médecine de l’Université Stony Brook à New York, les futurs astronautes lunaires, pourraient souffrir de bronchite, de sifflements respiratoires, d’irritations des yeux, de lésions aux poumons et ils pourraient également augmenter leurs risques de développer un cancer. Un enchantement ! 

Et quelle est la cause de ces problèmes ?

La poussière lunaire ! Jusqu’à maintenant les agences spatiales connaissaient les effets délétères de l’exposition à la faible gravité et aux radiations, mais elles avaient bêtement négligées les poussières qui représentent pourtant une menace sérieuse.

Et la lune dans le genre c’est un véritable nid à poussière. Avec son absence d’atmosphère et les bombardements répétés de particules chargées provenant du soleil, c’est un peu comme si vous entriez dans l’appartement de mamie Craquotte laissé à l’abandon pendant plusieurs décennies. Un truc gris et irrespirable. 

Les particules solaires provoquent la charge électrostatique du sol lunaire, exactement comme l’électricité statique sur vos vêtements. Et d’ailleurs lors de la Mission Apollo 17, l’astronaute Harrison Schmitt avait rapporté dans le module de commandement de la poussière qui s’était accrochée à sa combinaison. Bilan de l’opération : « rhume des foins lunaire » avec éternuements, œil larmoyant et mal de gorge. Le comble lorsque vous vous revenez d’un endroit où pas l’ombre d’un brin d’herbe ne pousse à l’horizon !

Et comment ont procédé les chercheurs pour étudier les effets néfastes de la poussière lunaire ?

Ils ont exposé des cellules pulmonaires humaines et des cellules cérébrales de souris à des échantillons de sol lunaire simulé. 

Les vrais échantillons de sols lunaires sont en effet trop rares et précieux pour être utilisés dans ce type d’expérience. L’équipe New Yorkaise a donc choisi de la bonne vieille poussière terrestre qui ressemble à celle des Highlands et des plaines volcaniques de la lune. 

C’est ainsi qu’elle a découvert que 90% des cellules pulmonaires humaines et des neurones de souris étaient morts après avoir été exposés à la poussière de lune et que cette dernière avait aussi gravement endommagé l’ADN des cellules. 

Même en quantité infime, cette poussière pourrait donc présenter un grave danger pour la santé des futurs colons. Etude qui est valable pour d’autres planètes comme Mars. Voilà voilà…

Alors même si certains pourraient trouver so chic de revenir de notre satellite avec une bronchite lunaire… il va falloir vraiment en tenir compte dans les entraînements préparatoires. 

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